Le président du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF-Les patriotes), Ousmane Sonko, a estimé, jeudi 16 mai, qu’il fallait ”réévaluer les relations entre la France et le Sénégal, et entre la France et l’Afrique globalement’’
‘’Il nous faut des relations basées sur la justice, un dialogue sincèrement authentique, franc et fondé sur le respect mutuel entre la France et le Sénégal, et entre la France et l’Afrique globalement’’, a-t-il déclaré dans un amphithéâtre de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar rempli comme un œuf.
Ousmane Sonko s’exprimait dans le cadre d’une conférence qu’il coanimait avec Jean-Luc Mélenchon, le leader du parti français de gauche, La France Insoumise (LFI) sur le thème : ‘’Échanges sur l’avenir des relations Afrique-Europe’’.
Arrivé au Sénégal mercredi, M. Mélenchon séjourne quatre jours dans le pays. Pour Ousmane Sonko, les relations entre l’Europe et l’Afrique, entre la France et l’Afrique et particulièrement entre la France et le Sénégal n’ont pas toujours été axées sur le respect mutuel.
”Elles ont jusque-là été des relations léonines au profit de l’Europe et de la France, assises sur des schémas historiques de spoliation’’, a-t-il tranché.
Pour Ousmane Sonko, les autorités européennes et françaises, ou du moins une certaine élite politique française actuelle ”a souvent agi vis-à-vis des anciennes colonies africaines selon une vision focardienne du continent, aidée en cela par des relais locaux entretenus par la corruption”.
Le Premier ministre sénégalais, qui s’entretenait ainsi avec les étudiants de l’université de Dakar, en qualité de président de son parti politique, a souligné l’analyse biaisée d’une certaine élite dirigeante occidentale, lorsqu’elle considère ce qu’elle qualifie de ‘’sentiment anti-occidental’’ de ‘’manipulations de puissances concurrentes’’, s’est désolé d’une telle ‘’cécité’’ dans leur analyse.
‘’Il faut arrêter les raccourcis infantilisants qui font croire que le soi-disant sentiment anti-européen ou anti-français ne soient pas les effets de causes créées par la France et l’occident’’, a-t-il rétorqué.
Il a en ainsi prôné la ‘’transparence’’ comme une des bases d’une nouvelle coopération qu’il appelle de ses vœux.
‘’La transparence doit être au cœur de nos relations au bénéfice de nos peuples. Ensemble nous pouvons construire un avenir en commun où la justice, le bon sens doivent être de mise’’, a indiqué Ousmane Sonko.
C’est, selon lui, dans cette perspective que les problématiques de l’émigration, de la sécurité, entre autres, ”pourront être bien analysées et solutionnées’’, a-t-il laissé entendre.
‘’Et les intellectuels et les artistes doivent jouer un rôle important dans ces questions-là’’, a-t-il ajouté.
Avec APS
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)








