Tous les articles qui parlent de Hydrocarbures

C’est un véritable coup de tonnerre dans le paysage énergétique africain, mais surtout un coup de maître sur le plan de la gouvernance d’entreprise. Seplat Energy, l’un des fleurons de l’industrie énergétique nigériane, vient d’officialiser un remaniement historique de son top management. Dans un avis financier déposé auprès de la bourse nigériane (NGX) par sa secrétaire générale, Edith Onwuchekwa, le groupe a annoncé l’élection du milliardaire Tony Elumelu à la présidence de son conseil d’administration.

Le géant nigérian des hydrocarbures et de l’énergie amorce un virage stratégique majeur. En confiant sa présidence au magnat de l’«Africapitalisme» Tony Elumelu dès 2027, et sa direction générale à l’expert du gaz Effiong Okon dès août 2026, Seplat Energy se dote d’un tandem de choc pour piloter sa transition et consolider son leadership continental.

Le continent africain dispose d’importantes réserves de pétrole et de gaz, mais le potentiel géologique ne suffit plus à séduire durablement les investisseurs internationaux. Dans un marché mondial devenu plus sélectif et plus exigeant, les États africains sont désormais appelés à bâtir un environnement stable, lisible et compétitif.

Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue pour les capitaux et une transition énergétique qui rebat les cartes, la 4e édition des Journées Pétrole, qui a ouvert ses travaux ce 20 mai 2026 à Casablanca, entend repositionner l’Afrique comme une destination crédible et compétitive pour les investissements dans les hydrocarbures. Placée sous le thème «Construire l’attractivité : stratégies et conditions pour le développement des hydrocarbures africains», cette rencontre ambitionne d’ouvrir un débat de fond sur les réformes, la gouvernance et les stratégies capables de transformer le potentiel énergétique africain en véritable levier de développement.

Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.

La situation n’est pas simple et les revirements permanents des acteurs interdisent de faire des prévisions quant à la sortie de crise. La complexité est d’autant plus importante pour le transport aérien que ce conflit vient se rajouter à la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui est entrée dans sa cinquième année. On n’en finit pas. Il est tout de même curieux que les belligérants aient autant de peine à se mettre autour d’une table pour trouver un accord puisqu’à la sortie, ils seront bien obligés de le faire. Les conséquences pour les compagnies aériennes ne sont pas anodines.  

Décidément, l'Eléphant a la baraka. Après les gisements d'or, la Côte d'Ivoire pourrait se frayer une place parmi les producteurs du pétrole sur le Continent. En effet, après les champs Baleine et Calao mis en exploitation il y a deux ans, Abidjan a annoncé ce lundi 16 février, une nouvelle découverte d'hydrocarbures effectuée par la multinationale énergétique italienne ENI, en partenariat avec Petroci Holding, la société publique pétrolière de la Côte d'Ivoire

«Les investisseurs suivent de près les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, et leur opinion dépendra de leur issue,» affirme Tamas Varga, analyste pétrolier chez le courtier PVM. Toute escalade des tensions entre les deux pays pourrait perturber les flux pétroliers, car environ un cinquième de la consommation mondiale totale transite par le détroit d'Ormuz, entre Oman et l'Iran.

Les cours du baril du pétrole sont restés stables vendredi 6 février, les investisseurs attendant des nouvelles des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran qui se déroulent à Oman, dans un contexte de craintes d'un nouveau conflit au Moyen-Orient qui pourrait perturber l'approvisionnement du marché. Le prix du Brent a baissé de 5 cents, à 67,50 dollars le baril à la mi-journée, tandis que le pétrole brut américain, le West Texas Intermediate (WTI) cédait 11 cents, à 63,18 dollars le baril.