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Le forum, organisé au Centro de Convenções de Talatona, a aussi servi de vitrine à un portefeuille de projets représentant plusieurs milliards de dollars de besoins de financement.

Afreximbank a réuni, mercredi 9 septembre 2026 à Luanda, institutions publiques, banques et entreprises angolaises autour d'un même objectif : transformer le contenu local du secteur pétrolier et gazier en véritable prise de contrôle capitalistique. La Banque africaine d'import-export, qui dit avoir investi près de 2 milliards de dollars dans les hydrocarbures angolais, entend désormais aider les entreprises nationales à passer de la prestation de services à la propriété et à l'exploitation d'actifs.

L'opération, autorisée par la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria, portera sur « 4,1 milliards d'actions ordinaires au prix de 525 nairas par action, ce qui pourrait permettre de lever environ 2 150 milliards de nairas en cas de souscription intégrale », soit 1,6 milliard de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué publié vendredi 4 septembre. Selon l'entreprise, cette entrée en Bourse « pourrait devenir l'une des plus importantes opérations sur les marchés financiers de l'histoire du Nigeria. »

Le groupe du milliardaire nigérian Aliko Dangote lancera le 14 septembre l'introduction en bourse de Dangote Petroleum Refinery, la société qui exploite sa méga-raffinerie de Lekki, près de Lagos. Objectif affiché : lever 1,6 milliard de dollars pour financer le doublement de sa capacité de production, qui passerait à 1,4 million de barils par jour d'ici à 2028. De quoi détrôner la raffinerie indienne de Jamnagar et faire du site nigérian la plus grande unité de raffinage au monde.

Après plusieurs années de croissance atone, l'économie de la République du Congo s'apprête à accélérer. Dans un rapport publié le 29 juillet, Fitch Solutions prévoit une progression du PIB réel de 5,2 % en 2026, contre 2,5 % estimés pour 2025.

Portée par la montée en puissance du mégaprojet gazier Congo LNG et par un regain des exportations d'hydrocarbures, l'économie congolaise devrait connaître un net rebond en 2026. Fitch Solutions anticipe une croissance de 5,2 %, soit plus du double de celle attendue en 2025. Une dynamique qui s'accompagnerait d'un renforcement des finances publiques et d'une consommation des ménages plus résiliente, malgré des tensions inflationnistes.

La National Oil Corporation (NOC) et le groupe anglo-néerlandais Shell ont engagé des discussions « pour élaborer une stratégie destinée à améliorer l’efficacité du secteur et à mieux exploiter le potentiel gazier du pays », indique un communiqué conjoint publié par les deux parties. La démarche dépasse le cadre des projets sur lesquels est déjà positionné le groupe Shell, elle s’inscrit dans la volonté de Tripoli de reconstruire une industrie énergétique capable d’attirer durablement les investissements.

Sur les 50 blocs pétroliers et gaziers mis en compétition par les autorités nigérianes, 37 ont trouvé preneur, tandis que 13 sont restés sans offre. Les résultats du cycle d'appel d'offres ont été dévoilés mardi 21 juillet à Abuja par la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), à l'issue de la séance de dépôt des offres finales.

Le Nigeria franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de relance du secteur des hydrocarbures. À l'issue de son appel d'offres lancé fin 2025, 37 des 50 blocs pétroliers et gaziers proposés ont été attribués à 31 entreprises, majoritairement nigérianes. Si certains bassins longtemps délaissés ont, pour la première fois, suscité l'intérêt des investisseurs, treize blocs sont restés sans candidat, illustrant les défis persistants de l'exploration dans les zones les moins connues.

Les fondamentaux des finances publiques demeurent fragiles. La dette publique reste élevée, oscillant autour de 75 à 80 % du PIB selon les dernières estimations, tandis que le déficit budgétaire continue d’évoluer entre 5 et 6 % du PIB. Les besoins annuels de financement dépassent 2 500 milliards de FCFA, dans un environnement international marqué par des taux d’intérêt durablement élevés. Le service de la dette absorbe désormais près du quart des recettes fiscales, réduisant considérablement les capacités de l’État à financer ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal traverse en 2026 l’une des périodes les plus délicates de son histoire politique récente. Au moment où l’économie devait entrer dans une nouvelle phase portée par l’exploitation du pétrole et du gaz, la rupture ouverte entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait émerger une crise de gouvernance dont les conséquences dépassent largement le champ politique. Désormais, la consolidation budgétaire est confrontée à un risque supplémentaire : celui d’une paralysie institutionnelle susceptible d’éroder la confiance des investisseurs, de ralentir les réformes et de renchérir le coût du financement de l’État.

C’est un véritable coup de tonnerre dans le paysage énergétique africain, mais surtout un coup de maître sur le plan de la gouvernance d’entreprise. Seplat Energy, l’un des fleurons de l’industrie énergétique nigériane, vient d’officialiser un remaniement historique de son top management. Dans un avis financier déposé auprès de la bourse nigériane (NGX) par sa secrétaire générale, Edith Onwuchekwa, le groupe a annoncé l’élection du milliardaire Tony Elumelu à la présidence de son conseil d’administration.

Le géant nigérian des hydrocarbures et de l’énergie amorce un virage stratégique majeur. En confiant sa présidence au magnat de l’«Africapitalisme» Tony Elumelu dès 2027, et sa direction générale à l’expert du gaz Effiong Okon dès août 2026, Seplat Energy se dote d’un tandem de choc pour piloter sa transition et consolider son leadership continental.