Les employés de l’opérateur de télécoms mauritanien Moov Mauritel, filiale du groupe Maroc Telecom, observent depuis mardi 12 juillet une grève pour exiger de meilleures conditions de travail.
Le mouvement, qui devrait se poursuivre jusqu’au jeudi 21 juillet selon les syndicats. C’est un gros coup dur pour Maroc Telecom compte tenu du manque à gagner et surtout du risque de radicalisation que recèle ce conflit social.
Les grévistes réclament des augmentations de salaire et «les mêmes droits accordés à leurs collègues marocains au sein de la société [Maroc Telecom, Ndlr]». Des revendications qu’ils jugent «objectives et légitimes» au vu des profits réalisés par la société de télécommunications.
Depuis plusieurs semaines, un climat de guérilla sociale semble s’installer chez Moov Mauritel, en lien avec «le refus de la société d’appliquer les clauses de la convention d’entreprise signée le 6 février 2019 et la plateforme revendicative du 17 janvier 2022 signée par les délégués du personnel et la direction générale », accusent les syndicats, prêts à en découdre avec la direction.


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