Pour la première fois, les gendarmes des marchés financiers de deux sous-régions s'assoient à la même table que le régulateur des marchés de l'assurance en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, avec un cadre permanent de concertation.

C’est un accord inédit qui a été conclu au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville lundi 6 juillet entre trois régulateurs de secteurs bancaire, boursier et des assurances de sous-régions de l’UMOA et de la CEMAC. En effet, la Commission de Surveillance du Marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) l’AMF-UMOA et la CIMA (Conférence interafricaine des Marchés des assurances) ont convenu de muscler leur coopération en marge d’un atelier consacré à la mobilisation de l’épargne au service de l’économie.

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Cette situation serait largement due au dépérissement des missions originelles de cette société. Pour la restructurer, le gouvernement envisage plusieurs mesures telles que la révision du cadre juridique la régissant à l'effet d'une extension de ses missions, la réévaluation libre de ses actifs et la signature avec l'Etat d'une convention de règlement de dettes croisées.

Selon le Document de la programmation économique pluriannuel budgétaire (2027-2029), plusieurs entreprises publiques seraient en grande difficulté et exposeraient les finances publiques à un risque. Il s’agit principalement de la Société nationale de Recouvrement (SNR), qui affiche des capitaux propres négatifs, – 86,7 milliards FCFA pour un capital social de 25 millions FCFA. Autant dire que cette entreprise est virtuellement en situation de dépôt de bilan après que les pertes cumulées ont absorbé la totalité des fonds propres.

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L’objectif des autorités monétaires de la CEMAC est de limiter les coûts dus au passage par le dollar ou l’euro dans les échanges avec l’empire du Milieu. La Chine est devenue le premier partenaire commercial des Etats membres de la CEMAC, mais dans les transactions, leurs opérateurs utilisent essentiellement le dollar ou l’euro, en supportant les coûts liés au change avec la devise chinoise.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission de six pays de la sous-région ayant en commun l’usage du franc CFA (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville et Centrafrique), examine la possibilité de libeller une partie de ses réserves de change en devise chinoise, le yuan. C’est le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, qui l’a révélé vendredi 3 juillet.

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Au total, cette transaction porte à 2,1 milliards de dollars le montant réglé aux créanciers détenteurs des eurobonds ghanéens depuis janvier 2025. Accra souligne que ce règlement a été effectué dans « le cadre des dispositions de financement planifiées, sans exercer de pression excessive sur les réserves de change du pays.» Un détail loin d'être anodin puisque la capacité d'Accra à honorer ses engagements extérieurs tout en préservant ses réserves constitue un signal adressé aux marchés financiers qui scrutent de près la trajectoire budgétaire du pays depuis plusieurs années.

Dans un communiqué publié ce lundi 06 juillet, le ministère des Finances ghanéen annonce avoir réglé par anticipation, une obligation eurobond de 700 millions de dollars. Selon le ministère, ce paiement se décompose en 525,2 millions de dollars au titre du principal et 174,8 millions au titre d’intérêts. Cette transaction accélère la stratégie de la gestion active de la dette du pays qui consiste à substituer les maturités de l’encours afin de profiter de la détente de taux sur le marché, et réaliser des économies sur les frais financiers.  

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Togo accueille les 2 et 3 juillet, la première réunion du Comité de supervision économique du transport aérien de la Cédéao. Pendant deux jours, les directeurs généraux de l'Aviation civile, les gestionnaires d'aéroports, les compagnies aériennes et les fournisseurs de services de navigation aérienne de la sous-région, tiennent un mega brainstorming sous la présidence du ministre togolais des Transports, Comla Kadje.

Dix-huit mois après la décision de la baisse des redevances de survol et des taxes aéroportuaires voulue par les chefs d’Etat de la Cédéao au sommet de décembre 2024, la mise en œuvre est au point mort. Réunie dans la capitale togolaise jeudi 2 et vendredi 3 juillet, le Comité de Supervision économique du Transport aérien au sein de la Cédéao (Ecateoc) tente de donner corps à cette décision dont les effets peinent encore à impacter le prix du billet d’avion pour le passager Lambda.

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