La rencontre-surprise jeudi 16 mai, entre le Président Félix Tshisekedi et le Cardinal Fridolin Ambongo, marque l’apaisement entre le pouvoir de Kinshasa et la hiérarchie de l’Eglise catholique du Congo après les tensions nées de l’ouverture d’une enquête judiciaire par le Procureur Général suite aux virulents propos controversés du prélat congolais à l’égard du régime. Le Cardinal Ambongo est un conseiller proche du pape François
« Le souci du Chef de l’Etat est le bien-être du peuple congolais. Il s’implique corps et âme pour que ce pays puisse retrouver sa sérénité et sa respectabilité sur la scène internationale. C’est le combat qu’il est en train de mener. De notre part, en tant qu’Eglise, notre souci est aussi le bien de ce même peuple », a déclaré l’archevêque de Kinshasa, au sortir de l’audience que lui accordée Félix Tshisekedi.
A en croire le prélat, le tête-à-tête avec le Président de la République a été mis à profit pour dissiper des malentendus qui ont alimenté les conversations et les discussions politiques. Les observateurs voient la main du Vatican dans cette réconciliation spectaculaire. Les diplomates du Saint-Siège auraient joué un rôle de facilitateur de cette rencontre. « Dans les tumultes entendus sur les réseaux sociaux ces derniers temps, j’avais souhaité rencontrer le Chef de l’Etat pour que nous puissions faire la lumière sur différents points », explique le prélat congolais qui est aussi, l’archevêque métropolitain de Kinshasa. « Là où les hommes se parlent, les choses sont claires. Pour moi, normalement, il n’y a plus de problème », renchérit le Cardinal Fridolin Ambongo. Les échanges entre Félix Tshisekedi et Fridolin Ambongo sont les premiers depuis la visite du Pape François à Kinshasa en janvier 2023.


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