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A l’ouverture ce jeudi (8h20 GMT), le prix du Brent, référence mondiale du marché pétrolier, a progressé de 3,73 dollars, à 121,76 dollars le baril, après avoir atteint un plus haut en séance à 126,41 dollars, son plus haut niveau depuis le 9 mars 2022.

Les cours mondiaux du pétrole ont atteint ce jeudi 30 avril un sommet en quatre ans, dépassant les 122 dollars le baril, en raison des craintes que la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran ne s'aggrave et n'entraîne une perturbation prolongée de l'approvisionnement en pétrole au Moyen-Orient, ce qui pourrait nuire à la croissance économique. Le baril s’est embrasé après que le média américain Axios a rapporté mercredi soir que le président Donald Trump devait recevoir jeudi un briefing sur les plans d'une série de frappes militaires contre l'Iran dans l'espoir que ce pays reprenne les négociations sur son programme nucléaire.

Le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suhail Mohamed al-Mazrouei, a déclaré à Reuters que cette décision avait été prise après un examen attentif des stratégies énergétiques de cette puissance régionale. Interrogé sur la question de savoir si les Emirats arabes unis avaient consulté l'Arabie saoudite, il a déclaré que son gouvernement n'avait parlé de sa décision avec aucun autre pays.

Le gouvernement émirati a annoncé ce mardi 28 avril, que les Emirats arabes unis quittaient l'OPEP, l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole, alors qu'une crise énergétique sans précédent déclenchée par la guerre en Iran révèle les dissensions entre les pays du Golfe. Le départ d’Abu Dhabi, membre de longue date de l’Opep, pourrait affaiblir le cartel, qui s'est généralement efforcé de présenter un front uni malgré des désaccords internes sur toute une série de questions allant de la géopolitique aux quotas de production.

«Les investisseurs suivent de près les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, et leur opinion dépendra de leur issue,» affirme Tamas Varga, analyste pétrolier chez le courtier PVM. Toute escalade des tensions entre les deux pays pourrait perturber les flux pétroliers, car environ un cinquième de la consommation mondiale totale transite par le détroit d'Ormuz, entre Oman et l'Iran.

Les cours du baril du pétrole sont restés stables vendredi 6 février, les investisseurs attendant des nouvelles des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran qui se déroulent à Oman, dans un contexte de craintes d'un nouveau conflit au Moyen-Orient qui pourrait perturber l'approvisionnement du marché. Le prix du Brent a baissé de 5 cents, à 67,50 dollars le baril à la mi-journée, tandis que le pétrole brut américain, le West Texas Intermediate (WTI) cédait 11 cents, à 63,18 dollars le baril.

Trois découvertes de gisements, en septembre 2021, juillet 2022 et février 2024, dont les réserves sont estimées à 6 milliards de barils, font miroiter au pays de devenir exportateur net de pétrole brut d'ici la fin de la décennie.

Longtemps centrée sur l'agriculture, et notamment la production de cacao, l'économie ivoirienne se tourne ces dernières années vers les richesses de son sous-sol avec la découverte d'importants gisements de pétrole et de gaz mais aussi de plusieurs minerais critiques