C’est une bien mauvaise nouvelle pour les perspectives d’inflation et les ménages africains soumis à une hausse de prix à la consommation jamais vue depuis les années PAS (Programme d’ajustement structurel). Les pays de l’Opep+, qui comptent les membres de l’Opep et leurs alliés, menés par la Russie, ont créé la surprise dimanche en annonçant simultanément, une baisse de leur production.
L’Arabie Saoudite, le plus grand exportateur du pétrole, a déclaré vouloir réduire le débit de 500.000 barils par jour à partir du mois de mai et jusqu’à la fin de l’année. De son côté, Moscou prolonge de son côté sa réduction de 500.000 barils -initialement prévue jusqu’en juin- jusqu’à fin 2023, tandis que les Emirats arabes unis, le Koweït, l’Irak, Oman et l’Algérie ont l’intention d’abaisser leur production sur la même période, pour des quantités respectives de 144.000, 128.000, 211.000, 40.000 et 48.000 barils par jour. Cela représente au total 1,1 million de barils de moins que prévu à partir de mai et 1,6 million à compter de juillet qui manqueront à l’appel sur le marché.
Dans son communiqué, le ministre de l’Energie saoudien a précisé qu’il s’agissait d’une mesure de précaution pour soutenir le marché. Après s’être envolé au lendemain de la guerre en Ukraine, et jusqu’à 122 dollars en juin dernier, le cours du baril de brent a peu à peu reflué pour s’établir autour de 80 dollars aujourd’hui. Il avait même approché 70 dollars le 20 mars en raison des craintes d’une crise bancaire globale.
En Bourse, les cours de valeurs pétrolières et parapétrolières ont réagi ce lundi 03 avril dans la matinée à cette nouvelle qui a aussitôt dopé les cours du baril de l’or noir. Une heure après l’ouverture des marchés, le contrat de juin sur le Brent de mer du Nord gagnait 4,4% à 84,4 dollars, de même que celui de mai sur le brut léger doux (WTI) coté à New York. A Paris, l’action TotalEnergies prenait 4,1% et Valourec avançait de 3,2%. A Londres, BP s’adjugeait 4,3% et Shell gagnait 3,8%, tandis qu’à Madrid, Repsol prenait 2,6%. A Milan, Eni avançait de 3% et Saipem grimpait de 4,7%.





Arabie saoudite
Koweït
Russie

![Édito | Le transport aérien et ses sources de stress (Suite) [Par Jean-Louis Baroux] Les difficultés ne sont pas terminées. La première chose que voit le passager à son arrivée vers la salle d’embarquement est une queue. Sauf à être sur place depuis quelque temps pour prendre les premières positions dans la file, il faudra à notre client aller au fond de la queue et si, par hasard il a payé un accès privilégié, comme d’ailleurs beaucoup le font, il devra trouver où commence la file des prioritaires, laquelle est souvent aussi longue que la normale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Avion--450x216.jpg)



