Le stock de la dette extérieure de l’Egypte atteint un montant record de 168 milliards de dollars à fin 2023, marquant une hausse d’un peu de plus de 4 milliards de dollars par rapport à fin septembre de la même année, selon des données que vient de publier la Banque centrale du pays
Cette augmentation découle de la hausse de la composante à long terme de la dette, établie à 138,55 milliards de dollars. En revanche, la part à court terme s’est contractée à 29,48 milliards de dollars, résultat d’une stratégie d’optimisation des maturités déployées par les équipes du ministère des Finances afin de profiter de la détente des taux d’intérêt sur le marché international.
L’impact négatif des importations alimentaires et de carburants sur la dette
La dette extérieure égyptienne a augmenté de manière « significative » ces dernières années, en raison notamment de la forte hausse de la facture des importations alimentaires et de carburants suite au double choc du Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Les échéances de remboursement au 1er trimestre 2024 ont exercé une forte pression sur les réserves en devises du pays, contraignant les autorités à durcir le contrôle de change. Ce qui s’est traduit par des sorties massives de capitaux et la dégringolade de la livre égyptienne.
Pour Le Caire, en plus du poids du service de la dette de moins en moins soutenable, il fallait composer aussi avec une inflation à deux chiffres qui percute les ménages les plus modestes.
Les Emirats arabes unis à la rescousse
Face aux difficultés économiques, le gouvernement a dû compter sur une perfusion financière de 57 milliards de dollars, des financements débloqués par des institutions financières internationales et les riches monarchies du golfe. Plus de la moitié provient d’un accord avec les Emirats arabes unis en février dernier. Cet accord de 35 milliards de dollars, a permis au Caire de faire flotter sa monnaie, et facilité à son tour le déblocage de financements supplémentaires par le FMI, l’Union européenne, la Banque mondiale et d’autres institutions.
Selon les données de la Banque centrale, Le Caire devra rembourser 29,23 milliards de dollars de dettes extérieures cette année. Le service de la dette extérieure du pays devrait ensuite régresser à 19,43 milliards en 2025 avant de remonter à 22,94 milliards en 2026.
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