Le projet de loi portant politique d’endettement et de gestion de la dette publique a été adopté à l’unanimité à la commission des Affaires économiques et financières du Sénat. Ce texte a été présenté et défendu par l’argentier du pays, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, mardi 14 mai, à la Fondation Félix Houphouët Boigny pour la paix
Le ministre a fait savoir que cette loi permettra entre autres, à l’Etat de «satisfaire ses besoins d’endettement et de contribuer à la visibilité de la dette publique.» Devant un auditoire composé de personnalités diverses et d’opérateurs économiques, le ministre a réitéré et rassuré que la Côte d’Ivoire n’est pas surendettée. «Notre dette ne constitue pas un problème. Le risque d’endettement de notre pays est modéré, la Côte d’Ivoire a la capacité de rembourser ses dettes. La dette doit être perçue comme un instrument de développement», a -t-il insisté.
Ainsi, selon lui, tous les débats actuels sur la soutenabilité de la dette sont sains dans une démocratie. A cet effet, il a révélé qu’un comité sur la dette publique a été créé au ministère des Finances afin de mener à bien cette politique d’endettement. Par ailleurs, le ministre des Finances de la Côte d’Ivoire, a dit prendre en compte la recommandation du groupe parlementaire RHDP (ndlr : le parti au pouvoir), à savoir communiquer à l’endroit de la population sur les questions d’endettement du pays qui suscitent toujours les polémiques.
Adama Coulibaly répond au passage à ceux qui l’accusent de «compromettre l’avenir du pays en gonflant la dette publique» que «la Côte d’Ivoire n’est pas un Pays Pauvre Très Endetté (PPTE). Nous sommes un pays à revenu intermédiaire. Et cela, vous pouvez le constater dans tous les rapports du FMI et de la Banque mondiale.»





Côte d’Ivoire
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