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Le niveau de vie de millions d'habitants du premier exportateur de pétrole d'Afrique s'est fortement dégradé. Selon le cabinet SBM Intelligence, basé à Lagos, préparer le traditionnel jollof rice coûte aujourd'hui deux fois plus cher qu'à l'arrivée de Bola Tinubu au pouvoir. Le prix de l'essence a été multiplié par six depuis la fin de la subvention, sur fond de naira affaibli et de hausse des cours mondiaux du pétrole.

Sur les 240 millions de Nigérians, beaucoup peinent encore à boucler le mois. Pourtant, trois ans après leur lancement, les réformes économiques et financières du président Bola Ahmed Tinubu commencent à produire des résultats chiffrés. Suppression des subventions carburant, dévaluation du naira, réduction des aides à l'électricité : des mesures impopulaires, mais que le gouvernement maintient à l'approche de la présidentielle de 2027, les jugeant — avec les investisseurs — indispensables pour écarter le pays d'une crise budgétaire.

Le relèvement intervient onze semaines après l’investiture, le 23 mai, de Romuald Wadagni. Élu président le 12 avril, celui qui a dirigé le ministère béninois de l’Économie et des Finances pendant dix ans, de 2016 à 2026, entend inscrire son septennat dans la continuité des réformes engagées au cours de la dernière décennie.

Le Bénin franchit un nouveau cap sur le marché financier. L’agence Moody’s a relevé d’un cran sa note souveraine, de « B1 » à « Ba3 », saluant l’amélioration progressive du profil de crédit du pays et la crédibilité de sa stratégie d’endettement. Mais, en ramenant dans le même temps sa perspective de « positive » à « stable », l’agence adresse aussi un message de prudence : Cotonou a gagné en solidité, mais le chemin vers la catégorie investissement reste long.

Un paradoxe africain se dessine. Dans une grande partie du continent, les infrastructures les plus élémentaires restent encore à consolider. Près d’un tiers des écoles rurales d’Afrique subsaharienne ne disposent pas d’un approvisionnement électrique stable et plus des deux tiers n’ont pas accès à une connexion internet fiable.

Électricité défaillante, internet encore trop rare, déficit de compétences : le continent africain part avec de sérieux handicaps dans la course à l’intelligence artificielle. Pourtant, la Banque mondiale estime que cette technologie pourrait permettre aux pays en développement de rattraper en dix ans une partie du retard accumulé pendant un siècle. À condition de ne pas brûler les étapes.

Ce financement vise à accompagner plusieurs projets structurants, notamment dans l'agriculture, les transports, ainsi que des programmes de résilience ciblant les jeunes et les femmes — des leviers essentiels du développement.

Le partenariat entre Dakar et la Banque mondiale franchit une nouvelle étape. Reçu mercredi, 5 août par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Diagana, vice-président de l'institution pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a annoncé une enveloppe de 340 milliards de francs CFA, soit environ 598,40 millions de dollars US, destinée à soutenir les secteurs stratégiques du pays. Cette décision traduit la confiance renouvelée de la Banque mondiale dans les réformes engagées par les nouvelles autorités sénégalaises.

La Banque africaine de développement a approuvé un financement de 20 milliards de FCFA, soit environ 35,15 millions de dollars US, en faveur du Sénégal afin de soutenir l'amélioration de la gestion des finances publiques. L'annonce a été faite le 3 août dans un communiqué de l'institution panafricaine.

Alors que le Sénégal tente de restaurer la confiance de ses créanciers après la révélation d'une « dette cachée » de plus de 13 milliards de dollars US, la Banque africaine de développement (BAD) vient d'approuver un financement de 20 milliards de FCFA. Un appui destiné à accélérer les réformes budgétaires et à renforcer la mobilisation des recettes, dans un contexte où Dakar cherche à éviter un défaut de paiement.

Le 28 juillet, Omanbapa AgriTech a signé un protocole d'accord avec le ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture en vue de construire une usine de fabrication d'engrais organiques, un investissement estimé à 10 millions de dollars.

Alors que les tensions géopolitiques continuent de secouer le marché mondial des fertilisants, le Ghana accélère sa quête d'autonomie. L'entreprise Omanbapa AgriTech va investir 10 millions de dollars dans une usine de fabrication d'engrais organiques destinée à réduire la dépendance du pays aux intrants importés, tout en valorisant les résidus agricoles. Un pari industriel qui s'inscrit dans un contexte de forte hausse attendue des prix des engrais chimiques.

L’agence de notation prévient qu’elle peut abaisser la notation si les performances budgétaires compromettent la capacité du gouvernement à honorer ses obligations de dette commerciale à temps, et intégralement. Ce pourrait être le cas, par exemple, en cas de baisse des prix internationaux du pétrole, ou si les dépenses publiques augmentent sensiblement, ce qui pourrait entraîner l'accumulation d'arriérés de paiement envers les créanciers.

L’agence S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a confirmé vendredi 24 juillet, la notation de crédit souverain à long et court terme en devises étrangères et locales du Congo-Brazzaville, à « CCC+/C » avec perspectives stables. Les perspectives stables traduisent l'impact de la hausse de cours des hydrocarbures sur l'économie congolaise et l'amélioration du profil d'échéances de la dette et du passif relatif à l'accumulation d'arriérés.