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Dans un pays où l'équipement du logement pèse lourd sur le budget des ménages, ce dispositif vise à réduire le principal frein à l'accession : le coût du financement.

Lomé – Ecobank Togo et le distributeur de matériaux LE WATT Sarl. ont scellé un partenariat inédit qui permet aux clients de la banque d'acquérir des équipements et matériaux de construction sans payer un centime d'intérêt. Le crédit, étalé sur douze mois maximum, est entièrement absorbé par une ristourne consentie par LE WATT sur le prix des produits.

Les montants donnent la mesure du phénomène. Les dépôts et emprunts des établissements de crédit ont atteint 56 200,20 milliards de FCFA - environ 85,82 milliards d’euros- à fin 2025. Dans le même temps, les crédits à la clientèle se sont établis à 38 731,60milliards de FCFA ​.

En 2025, les banques et établissements financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont collecté des ressources à un rythme près de trois fois supérieur à celui des crédits accordés à leur clientèle. Selon le rapport annuel 2025 de la Commission bancaire de l’UMOA, les dépôts et emprunts ont progressé de 16 %, contre 5,5 % pour les crédits. Un décalage qui souligne la difficulté du système bancaire régional à transformer une épargne abondante en financement de l’économie.

Mercredi 19 août, le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a reçu une délégation de Bange Bank conduite par le président de son conseil d’administration, Martin Crisanto Ebe Mba ​.

Après le Cameroun et le Bénin, la Banque nationale de Guinée équatoriale (Bange Bank) envisage de s’installer en République centrafricaine (RCA). Une délégation de l’établissement a déjà été reçue à Bangui et une mission technique doit prochainement étudier les conditions de son implantation ​. Pour Bange, il s’agit de renforcer sa présence dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Pour Bangui, le projet pourrait élargir une offre bancaire encore limitée, à l’heure où plusieurs groupes régionaux s’intéressent au marché centrafricain.

La société de gestion britannique Ninety One a annoncé, le 18 août, la clôture finale de son troisième fonds Africa Credit Opportunities (ACO3 Fund) à 404 millions de dollars, effet de levier compris. Le véhicule a séduit des investisseurs institutionnels d'Afrique, d'Europe, du Royaume-Uni, des États-Unis et du Canada — des fonds de pension aux family offices en passant par des institutions de financement du développement. ​​

En clôturant son troisième véhicule dédié au crédit privé en Afrique à 404 millions de dollars, effet de levier compris, la société de gestion britannique Ninety One confirme l’appétit croissant des investisseurs internationaux pour le financement d’entreprises et d’infrastructures sur le continent. Derrière cette levée, un constat : face au déficit persistant de capitaux, le crédit privé s’impose progressivement comme une source alternative de financement pour les économies africaines.

Une décision qui renforce l'accès de la banque au marché des capitaux chinois, après son premier emprunt obligataire « Panda » de 2,2 milliards de RMB émis en 2025.

Selon un communiqué d'Afreximbank, 21 août 2026, China Chengxin International Credit Rating (CCXI) a confirmé, pour la deuxième année consécutive, la note AAA de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), assortie d'une perspective stable. Dans son rapport de notation 2026, publié à Pékin le 30 juillet, l'agence chinoise s'attend à ce que cette note se maintienne au cours des 12 à 18 prochains mois.

La facilité prend la forme d'un titre FLAC (Financial Loss-Absorbing Capacity), une classe de dette introduite en janvier 2026 par la South African Reserve Bank dans le cadre de la mise en place progressive d'un régime de résolution bancaire. Émis sous la forme d'une obligation sociale cotée à la Bourse de Johannesburg (JSE), c'est le premier instrument FLAC de Standard Bank Group dont le produit est destiné à des projets sociaux.

La Banque africaine de développement (BAD) a investi 332 millions de dollars (5,4 milliards de rands) dans un titre émis en bourse par Standard Bank Group, la première banque commerciale d'Afrique en termes d'actifs. Objectif affiché : élargir le financement des petites et moyennes entreprises sud-africaines, avec une attention particulière pour celles dirigées par des femmes.

Dans un communiqué publié le 17 août, l'institution de Bretton Woods annonce sa position : « fermement engagée » aux côtés du Sénégal pour préserver la stabilité macroéconomique et favoriser une croissance durable et inclusive. Derrière ce langage diplomatique se joue une négociation ardue. Depuis la suspension, en octobre 2024, du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), doté de 1,8 milliard de dollars, Dakar cherche à renouer avec le Fonds sur de nouvelles bases.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne à Dakar du 19 août au 1er septembre pour relancer les discussions sur un nouvel accord de financement. Le contexte est tendu : dette publique proche de 132 % du produit intérieur brut (PIB), service de la dette attendu à un niveau record en 2026 et notations souveraines en territoire spéculatif. Pour le gouvernement sénégalais, l'enjeu dépasse la seule conclusion d'un programme : il s'agit de restaurer une crédibilité financière ébranlée par la révélation, en 2024, d'un endettement largement supérieur aux chiffres officiels de l'ancienne administration.