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L'Afrique veut reprendre la main sur le financement de son développement. C'est le message porté par la Banque africaine de développement (BAD) et le Forum africain des fonds souverains (ASIF), qui ont officialisé, le 26 juin à Abidjan, le renforcement de leur partenariat stratégique. Au-delà d'une simple déclaration d'intention, les deux institutions entendent bâtir de nouveaux véhicules d'investissement capables de canaliser les capitaux institutionnels africains vers des projets d'infrastructures à fort impact, en particulier les infrastructures transfrontalières. Cette initiative s'inscrit dans la mise en œuvre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), conçue pour renforcer la capacité du continent à financer lui-même sa transformation économique.

des fonds souverains (ASIF) franchissent une nouvelle étape dans la construction d'une finance africaine plus autonome. Derrière cette déclaration d'intention signée à Abidjan se dessine une ambition stratégique : mobiliser l'épargne institutionnelle du continent pour financer les grandes infrastructures régionales et réduire la dépendance aux capitaux extérieurs.

La conférence s'achève, mais le message se veut durable. Pendant trois jours, à Abidjan, économistes, décideurs politiques et représentants des grandes institutions internationales n'ont cessé de marteler une même idée : dans un monde où les rapports de force se redessinent, l'Afrique ne peut plus se contenter de s'adapter. Elle doit désormais imposer sa propre trajectoire.

Au terme de trois jours de débats, la Conférence économique africaine 2026 n'a pas seulement livré un diagnostic sur les fragilités du continent. Elle a esquissé une nouvelle doctrine : bâtir une Afrique capable de transformer les bouleversements géopolitiques en opportunités, grâce à une intégration économique renforcée, des financements repensés et une action collective assumée.

Les récentes tensions qu'a connues le monde ont rappelé la vulnérabilité du continent africain face aux conflits géopolitiques. L'Afrique a l'opportunité de redéfinir les règles du jeu en se replaçant au centre des chaînes de valeur mondiales. « L'Afrique ne peut plus être considérée simplement comme un réservoir de matières premières.

La session plénière de la 20ᵉ Conférence économique africaine (AEC) s'est tenue samedi 11 juillet à Abidjan, au siège de la Banque africaine de développement (BAD), réunissant les plus hauts responsables économiques du continent. Placée sous le thème du renforcement de l'autonomie géopolitique et de la résilience commerciale, cette session a vu se succéder des interventions marquées par un appel à un changement de paradigme fondamental.

La République démocratique du Congo (RDC) accélère la création de sa toute première place boursière, la Bourse de Kinshasa.

La République démocratique du Congo franchit une étape historique dans la modernisation de son économie. En préparant le lancement de la Bourse de Kinshasa, le gouvernement entend attirer les capitaux internationaux, valoriser son immense potentiel minier et renforcer le financement de son développement dans un contexte de forte demande mondiale en minerais critiques.

Cette grosse annonce fait de l’institution, le premier bailleur de fonds à dévoiler ses cartes à l’occasion lors de la journée consacrée aux partenaires bilatéraux et multilatéraux organisée à Abidjan. Cet engagement couvre 11,7 % de l'objectif-cible de 11.138,2 milliards FCFA que le gouvernement ivoirien entend mobiliser auprès de ses partenaires au cours des deux jours de travaux, la journée de ce jeudi 9 juillet étant consacrée au secteur privé et aux quelque 800 projets contenus dans le portefeuille du Plan 2026-2030.

La Banque ouest-africaine de Développement (BOAD) a annoncé mercredi 8 juillet à Abidjan, un engagement de 1.300 milliards FCFA, soit 2,2 milliards de dollars, pour accompagner la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2026-2030. En intégrant les 760 millions de dollars déjà approuvés, au total, les engagements de la Banque approchent les 3 milliards de dollars, précise son président, Serge Ekué.

C’est officiel depuis ce mercredi 8 juillet : la gestion opérationnelle du Fonds panafricain du cinéma, doté d’une enveloppe consistante d’1 milliard de dollars, a été confiée à un tandem stratégique. Le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), filiale d’investissement d’Afreximbank, partagera les commandes avec la société audiovisuelle One Street Studios.

Afreximbank s’associe à One Street Studios et au Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA) pour piloter son ambitieux Fonds panafricain du cinéma. Objectif : structurer une industrie en plein essor qui pèse déjà 5 milliards de dollars, en finançant la création, les infrastructures et le rayonnement international des œuvres du continent.

Pour la première fois, les gendarmes des marchés financiers de deux sous-régions s'assoient à la même table que le régulateur des marchés de l'assurance en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, avec un cadre permanent de concertation.

C’est un accord inédit qui a été conclu au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville lundi 6 juillet entre trois régulateurs de secteurs bancaire, boursier et des assurances de sous-régions de l’UMOA et de la CEMAC. En effet, la Commission de Surveillance du Marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) l'AMF-UMOA et la CIMA (Conférence interafricaine des Marchés des assurances) ont convenu de muscler leur coopération en marge d'un atelier consacré à la mobilisation de l'épargne au service de l'économie.

Swedfund poursuit son offensive en faveur du financement des petites et moyennes entreprises africaines. L'institution suédoise de financement du développement annonce un investissement supplémentaire de 5 millions de dollars dans TLG Africa Growth Impact Fund II (TLG II), portant ainsi sa contribution totale à 20 millions de dollars. Cette nouvelle injection de capitaux permettra de renforcer l'accès au financement des PME, un segment largement sous-financé malgré son rôle central dans la création d'emplois et le développement économique en Afrique. De nombreuses entreprises viables peinent encore à obtenir des crédits adaptés à leurs besoins, freinant ainsi leur capacité d'investissement et leur expansion.

Le fonds suédois de financement du développement renforce son engagement en Afrique avec un investissement additionnel de 5 millions de dollars dans TLG Africa Growth Impact Fund II. Cette nouvelle enveloppe vise à améliorer l'accès au crédit des PME, un levier essentiel pour préserver les emplois existants, stimuler la croissance des entreprises locales et favoriser la création de nouveaux postes sur le continent.