Le FMI et le gouvernement zambien sont parvenus à un accord de 188 millions de dollars pour accompagner et soutenir les réformes économiques de ce pays en attente de la restructuration de sa dette extérieure. Ce deal devrait faire sauter les derniers verrous auprès des créanciers encore hésitants, la Chine et les membres du Club de Paris.
La Zambie aura accès à un financement de 188 millions de dollars une fois que l’examen aura été approuvé par le conseil d’administration du FMI. Pour lever tout obstacle à la restructuration de sa dette extérieure, Lusaka devait passer par ce deal avec le Fonds exigé par les membres du Club de Paris. Gros créancier du pays, la Chine devrait enfin concéder quelques assouplissements sur la dette zambienne.
Les experts du FMI qui ont achevé une mission à Lusaka mercredi 05 avril, relèvent que l’économie zambienne améliore peu à peu ses fondamentaux : la crédibilité budgétaire a été restaurée, la croissance devrait s’accélérer à moyen terme et les autorités restent déterminées à renforcer la transparence et à lutter contre la corruption.
«Dans un contexte économique mondial de plus en plus difficile, l’économie reste relativement résiliente, avec une croissance de 4,7 % en 2022 malgré les faiblesses des secteurs minier et agricole. L’inflation est restée à un chiffre depuis mai 2022, mais est en augmentation à la suite. à la dépréciation du taux de change de la devise nationale. La croissance devrait ralentir à 3,6% en 2023 sous réserve d’un accord avec les créanciers sur un traitement approprié de la dette.
Sur le plan budgétaire, les dépenses sont restées stables et surtout, la croissance des dépenses sociales est restée conforme aux objectifs du gouvernement. Du côté des recettes, les revenus du secteur minier ont été plus faibles que prévu en raison de difficultés de production et d’une baisse des cours du cuivre. Cette baisse a été plus que compensée par la bonne collecte des recettes fiscales auprès d’autres secteurs.





Chine
Zambie

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