Société

Mécaniciens, ferrailleurs, ouvriers, conducteurs de moto-taxis, vendeurs de rue : ils n'hésitent pas à investir les moindres recoins susceptibles d'accueillir leurs activités. L'AFP est allée à leur rencontre dans plusieurs villes du continent, où leurs services abordables en font des acteurs économiques incontournables du quotidien.

Trottoirs, zones d'habitation, espaces publics : d'Abidjan à Dakar en passant par Abuja, les commerces informels continuent de fleurir dans les villes africaines, sous le regard parfois impuissant des autorités. Face à la pauvreté, au chômage ou aux lourdeurs administratives, des dizaines de millions d'Africains, en quête d'un avenir meilleur, se tournent vers le travail informel pour joindre les deux bouts, hors du contrôle des États.

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« Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.

L'organisation de méga-événements sportifs s'est imposée comme un instrument privilégié de pouvoir doux, permettant aux États d'exercer leur influence par l'attraction et la persuasion plutôt que par la coercition. Les États y voient désormais bien plus qu'une simple vitrine ponctuelle : un levier stratégique pour façonner les perceptions internationales, construire la légitimité et projeter une influence durable. Les candidatures retenues ne sont plus jugées uniquement sur leur ambition ou leur capacité technique, mais aussi sur leur crédibilité, leur durabilité et leur alignement avec les stratégies de développement plus larges des pays candidats. Cette exigence a transformé la nature des dossiers de candidature, qui incluent désormais des objectifs de transformation sociale et économique. Le Maroc en est un parfait exemple. Pour le Royaume, la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal est bien plus qu'un simple événement sportif : c'est un « levier et moteur de développement » pour accélérer la transformation stratégique du pays et réaliser la vision royale d'un Maroc dynamique, inclusif et moderne.

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Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cour pénale internationale (CPI) prendra officiellement effet en juin 2027, conformément aux dispositions du Statut de Rome. L'information ressort de documents des Nations unies consultés jeudi par l'AFP.

Un an après avoir officiellement notifié leur retrait, le Mali, le Burkina Faso et le Niger quitteront définitivement la Cour pénale internationale (CPI) en juin 2027. Les trois régimes militaires dénoncent une institution « politisée » et « néocoloniale », tandis que la justice internationale et les organisations de défense des droits humains redoutent un recul majeur dans la lutte contre l'impunité.

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Le groupe comprenait des femmes et des enfants, dans le cadre d’un processus de rapatriement volontaire pour des citoyens ghanéens qui affirment ne plus se sentir en sécurité. Accusées de passivité par les chancelleries africaines, les autorités sud-africaines collaborent avec Accra sur une liste d'environ 800 personnes qui ont exprimé la volonté de quitter le pays

Comme il l’avait annoncé, Accra vient de lancer l’opération de rapatriement volontaire de migrants ghanéens vivant en Afrique du Sud qui font face à une flambée xénophobe dans le pays. Trois cents ressortissants ghanéens étaient rassemblés ce mercredi 27 mai dans la matinée à l'aéroport Oliver Tambo de Johannesburg pour embarquer sur l'un des premiers vols de retour au pays après que les vagues de violences anti-migrants en Afrique du Sud ont suscité de l’inquiétude dans les capitales africaines.

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La Haute Cour fédérale a déclaré coupable l’ex-ministre des 12 chefs d'accusation qui étaient reprochés. La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) l’avait accusé d'avoir blanchi 33,8 milliards de nairas par le biais de sociétés privées, des fonds qui, selon le procureur, provenaient d'activités illégales liées à des projets hydro-électriques financés par le gouvernement, notamment les centrales de Mambilla et de Zungeru.

Un tribunal fédéral à Abuja a frappé très fort en condamnant mercredi 13 mai, l'ancien ministre de l'Energie, Saleh Mamman en fuite à l’étranger, probablement aux Etats-Unis, à 75 ans de prison après l'avoir reconnu coupable de blanchiment de 33,8 milliards de nairas (24,71 millions de dollars), a indiqué la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) dans un communiqué.

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