Tous les articles qui parlent de Guerre

Plusieurs analyses récentes de groupes de réflexion européens (think tanks) soulignent la nécessité pour l’Union européenne de renforcer sa capacité à agir sur les dynamiques stratégiques, notamment face aux tensions nucléaires au Moyen-Orient. Des propositions telles qu’une « zone exempte d’armes nucléaires » traduisent une ambition normative séduisante sur le plan moral, mais confrontée à des réalités géopolitiques complexes.

Dans un Moyen-Orient où les tensions nucléaires et les rivalités globales s’entrelacent, l’Iran s’impose comme un point de fixation stratégique. Tandis que l’Europe peine à peser dans ce jeu complexe, la France peut encore transformer ses marges limitées en influence tangible, mais seulement à travers coopération et pragmatisme.  

Le numéro 1 mondial, Donald Trump, sans sourciller, a menacé ce mardi l'Iran de la destruction d'"une civilisation entière", celle de Cyrus le Grand et Darius 1er, dans la soirée.
Cette sommation intervient à quelques heures de la fin de l'ultimatum posé par Washington à Téhéran.
Des infrastructures iraniennes, notamment dans la petite île stratégique de Kharg, ont déjà été frappées par l'armée américaine dans la journée.

Les événements actuels dans le Golfe nous rappellent la crise de Suez de 1956, suite à la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Jamal Abdel Nasser ; cette comparaison est pertinente à plusieurs niveaux, au-delà des simples similitudes opérationnelles et des enjeux géoéconomiques du canal de Suez et du détroit d'Ormuz, des passages stratégiques pour les flottes et le commerce international.

La fermeture du détroit d'Ormuz, à la suite du conflit débuté le 28 février, a déclenché une cascade systémique mondiale qui a touché non seulement les États mais aussi la vie quotidienne des ménages, notamment à la suite de la flambée des prix du carburant, des coupures de courant dans certains pays d'Asie du Sud et du début de la paralysie de certaines chaînes d'approvisionnement (due à des pénuries de minéraux critiques et d'intrants exportés par les pays du CCG – l'hélium,  gazole, phosphate, aluminium)

La première et la plus importante, pour le moment, est la guerre du Golfe dont les conséquences négatives sont immédiates : allongement du temps de vol entre l’Europe et l’Asie et brusque augmentation du prix du baril dont le montant était stabilisé aux alentours de 70 dollars et qui est monté autour des 100 dollars avec des pointes à près de 120 dollars.

Il semble bien que les planètes ne soient plus alignées devant le transport aérien. Celui-ci avait bien redressé la tête à la suite du désastre du Covid dont il faut bien rappeler qu’il avait mis à bas tout ce secteur d’activité et dont on ne pensait pas qu’il s’en relèverait avant une dizaine d’années. Le contraire est arrivé. En un an les flux de trafic avaient été rétablis, et le chiffre d’affaires était reparti à la hausse, tiré par une forte augmentation des tarifs bien acceptée par les passagers. Et puis, petit à petit la situation s’est dégradée et ce, pour de multiples causes, dont chacune pourrait être gérable mais dont l’accumulation entraine une certaine morosité.

Depuis fin 2023, date du début des attaques houthies contre les navires en mer Rouge, les armateurs évitent le canal de Suez et le détroit de Bab el-Mandeb. Les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz ont accentué ce changement de cap, laissant entrevoir que le secteur du soutage en Afrique tirera profit d'une instabilité prolongée.

Les sociétés de ravitaillement en carburant des navires le long des côtes africaines constatent une forte augmentation de leur activité, car de plus en plus de navires contournent le Cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud, la guerre au Moyen-Orient remodelant les routes maritimes mondiales et renforçant le rôle du Continent en tant que plaque tournante du soutage

Il serait plus honnête, disons le mot, d’afficher directement le nouveau tarif plutôt que de maintenir les accroches promotionnelles. C’est tout de même prendre les consommateurs pour des gogos. Cette pratique est d’autant plus curieuse que la plupart des transporteurs crient avant d’avoir mal. Les plus importants d’entre eux pratiquent le « hedging » qui consiste à se protéger des aléas en achetant leur carburant longtemps à l’avance.

On s’y était trop habitués. La pression du public, une concurrence effrénée entre les transporteurs, les formidables avancées technologiques, l’arrivée en force des « low costs » et le trop fameux « yield management » ont entraîné une baisse quasi constante des tarifs aériens surtout à partir du milieu des années 1990. Et on s’y était habitué à tel point qu’il était impossible d’imaginer les prix que payaient les passagers dans les années 1970 qui ont vu l’apparition du transport de masse avec l’arrivée des très gros porteurs. Eh bien, cette époque est révolue au moins pour un certain nombre d’années