Tous les articles qui parlent de Patrice Talon

Le verdict est tombé ce mercredi 13 mai : le Bénin maintient son cap protectionniste en faveur du monde rural. Alors que les marchés internationaux des fertilisants restent sous haute tension, l’exécutif béninois a décidé de sortir l’artillerie lourde. Une enveloppe de 31,8 milliards de FCFA a été débloquée pour la campagne 2026-2027. L’objectif est limpide : absorber le choc de la hausse des coûts de production pour que celle-ci ne retombe pas sur les épaules des paysans.

Face à la flambée des cours mondiaux, le gouvernement de Patrice Talon refuse de laisser les agriculteurs sur la touche. En reconduisant massivement les subventions sur les engrais lors du Conseil des ministres du 13 mai 2026, l’État béninois fait le choix de la stabilité sociale et de la souveraineté alimentaire, au prix d’un effort financier colossal.

À Gogounou, dans le département de l’Alibori, les cours d’écoles ont connu leur plus forte affluence aux toutes premières heures de la matinée. Dans cette région septentrionale où le pastoralisme rythme le quotidien, l’objectif premier des habitants était de devancer la montée des températures. « Je suis venu m’aligner depuis 6h30. Avec le soleil qui frappe vite ici, il vaut mieux voter à la fraîche. Comme il n’y a pas d’activité au champ aujourd’hui, je vais juste rentrer m’occuper de mes bêtes à la maison », explique Orou, éleveur, l’index marqué par l’encre indélébile.

À la mi-journée de ce dimanche 12 avril, le scrutin présidentiel se déroule dans le calme à travers le pays. Nos envoyés spéciaux font état d'une participation notable depuis l'ouverture des bureaux de vote, avec une dynamique particulièrement marquée dans les départements ruraux. De Gogounou (Alibori) à Dogbo (Couffo) en passant par Zagnanado (Zou), observation d'une matinée électorale rythmée par les habitudes locales.

L’actuel ministre des Finances a promis d'aller «encore plus loin» dans la transformation du pays, tandis que son seul rival est resté très discret, rapporte l’AFP. Pour prendre sa suite, Talon a adoubé Romuald Wadagni, l’argentier du pays, qui bénéficie du soutien des deux principaux partis de la majorité présidentielle. Son seul adversaire, l'opposant dit «modéré», Paul Hounkpè, a mené une campagne presque invisible, avec quelques déplacements en province mais a tenu très peu de grands meetings.

La campagne présidentielle s'achève ce vendredi 10 avril avec plusieurs meetings avant le scrutin de ce dimanche dont les résultats seraient sans suspense tant le candidat porté par la majorité sortante, Romuald Wadagni, 49 ans, est donné largement favori. Le Bénin élit son président dans 48 heures après 10 ans de gouvernance de Patrice Talon, qui passe la main conformément à la Constitution.

Le positionnement du candidat repose sur une articulation assumée entre continuité et inflexion. Continuité, car le programme s’appuie explicitement sur les acquis des dix dernières années, qu’il s’agisse de la crédibilité financière retrouvée, des investissements structurants ou de l’émergence de pôles industriels comme la GDIZ. Inflexion, car il s’agit désormais de faire descendre ces performances au niveau du quotidien, en réduisant les écarts territoriaux et en renforçant l’impact social de la croissance.

Au Palais des Congrès de Cotonou, Romuald Wadagni a levé le voile lors d’une présentation dynamique sur scène sur un projet de société structuré pour la période 2026-2033, dans la continuité assumée de la décennie Talon tout en voulant marquer sa différence. Après avoir restauré les fondamentaux, le Bénin doit désormais transformer sa solidité économique en progrès tangible, à l’échelle des territoires et des citoyens. Une ambition résumée par le slogan «Plus Loin, Ensemble».

Longtemps célébré pour son rayonnement intellectuel, le Bénin a entrepris depuis 2016 de réconcilier son héritage académique avec les impératifs de la production moderne. Ce cycle décennal marque la fin d'une époque où l'école fonctionnait en vase clos. Aujourd'hui, la rigueur macroéconomique sert un dessein plus vaste : bâtir un système éducatif dont le diplôme n'est plus une fin en soi, mais un passeport pour l'emploi.

En une décennie, le Bénin a opéré une transition structurelle majeure, passant d’une économie de rente basée sur l’exportation de ressources brutes à un modèle où le capital humain est le moteur central du développement. Entre révolution industrielle, mutation numérique et réformes de l’éducation, le pays se transforme pour offrir des perspectives concrètes à sa jeunesse

Au lendemain d’une nuit marquée par des échanges de tirs et des explosions signalés aux abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, est monté au créneau. Jeudi 29 janvier 2025, il a nommément accusé les Présidents français, béninois et ivoirien d’avoir «parrainé» l’attaque, affirmant que les assaillants auraient bénéficié d’un appui politique extérieur.

Au lendemain de violents affrontements près de l’aéroport international Diori Hamani, le président nigérien Abdourahamane Tiani pointe du doigt la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire, qu’il accuse d’avoir soutenu l’attaque. Des déclarations explosives qui ravivent les tensions diplomatiques et assombrissent les perspectives de sortie de crise.