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C’est un séisme douanier dont les répliques se feront sentir de Johannesburg au Caire. Le gouvernement chinois a officiellement annoncé une mesure appropriée : l’accès en franchise de droits pour les produits originaires de la quasi-totalité du continent africain. En levant ces barrières tarifaires, Pékin ne se contente pas de faire un geste diplomatique, il semble redessiner les contours de la mondialisation pour la décennie à venir.

A partir de ce 1er mai 2026, c’est l’exemption des droits de douane pour les produits originaires d’Afrique à destination de la Chine. Pékin a, en effet, décidé de supprimer les droits de douane pour 52 pays africains. Une décision stratégique qui vise à corriger un déséquilibre commercial tout en scellant l’influence de l’empire du Milieu sur le continent. L’Eswatini et l’Érythrée sont sous embargo de Pékin. Et pour cause : ces deux pays de l’Afrique australe et de l’Est maintiennent encore des relations diplomatiques avec Taïwan.

Dans un message adressé aux chefs d’État africains réunis pour le 39ᵉ sommet annuel de l’Union africaine, le Président chinois Xi Jinping a confirmé l’entrée en vigueur, dès le 1er mai 2026, d’un traitement à tarif zéro pour tous les pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin. Seul l’Eswatini, dernier allié de Taïwan sur le continent, est exclu du dispositif

À partir du 1er mai 2026, la Chine supprimera les droits de douane sur l’ensemble des importations en provenance de 53 pays africains. Annoncée par le Président Xi Jinping himself lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, cette décision marque un tournant commercial majeur, aux implications économiques et géostratégiques considérables

C’est lors de la 39ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement  de l’Union africaine que le Président Evariste Ndayishimiye a pris les rênes de cette organisation. «Je tiens à vous assurer que le Burundi exercera cette présidence dans un esprit d’écoute, d’impartialité et de coopération avec tous  et pour le bien de tous,» a déclaré le Président Evariste Ndayishimiye, dans son discours.

Pour un mandat d’une année, le Président Burundais Evariste Ndayishimiye, a pris le relais, ce samedi 14 février 2026, à la tête de l’Union africaine (UA), à Addis-Abeba, en Ethiopie au siège de cette organisation continentale. Il remplace le Président angolais Joao Manuel Gonçalves Lourenço. L’agenda 2063 sera la priorité pour 2026.

«Sur la base d'une analyse des performances enregistrées durant le premier semestre de l'exercice budgétaire en cours, nous avons révisé nos prévisions de croissance à 10,2 %,»a-t-il annoncé.

L'économie éthiopienne devrait enregistrer une des plus fortes croissances du Continent avec un taux de 10,2 % durant l’exercice budgétaire en cours qui s'achève le 7 juillet 2026 (ndlr: le calendrier fiscal du pays part du 8 juillet au 7 juillet). Ce rebond est dû aux bonnes performances des exportations, des investissements étrangers, de l'agriculture et de l'exploitation minière, a expliqué le Premier ministre Abiy Ahmed, avant hier mardi 3 février devant la Chambre des Représentants ( Parlement).

Ce deal, présenté comme « important » à Addis-Abeba, est le résultat de longues tractations qui se sont accélérées dans les tout derniers jours de l’année 2025 avec un comité de créanciers privés composé d’investisseurs institutionnels détenant plus de 45 % des euro-obligations éthiopiennes.

Pour le gouvernement éthiopien, la nouvelle année démarre avec une bouffée d’oxygène sur le traitement de la dette, bien au-delà de ses espérances. Dans un communiqué, le ministère des Finances annonce avoir conclu vendredi 2 janvier, un accord de principe avec un pool d’investisseurs sur la restructuration de l’eurobond d’1 milliard de dollars échu fin 2024, et sur lequel le Trésor éthiopien avait fait un deuxième no-show (défaut) après celui de 2023.

Malgré l'échec de la conclusion d'un accord, des « progrès substantiels» ont néanmoins été réalisés, à en croire le gouvernement dans un communiqué, ajoutant «qu'il espérait que les tractations reprendraient dans un avenir proche.» Une affirmation qui n’a rien à envier à la méthode Coué.

Addis-Abeba a annoncé mardi 14 octobre que les négociations sur la restructuration de sa dette avec ses créanciers avaient échoué pour le moment en raison de divergences sur les termes clés alors que la situation financière du pays reste très tendue. En effet, l’Ethiopie a fait défaut sur sa seule obligation internationale fin 2023 après avoir opté pour une restructuration dans le cadre de l'initiative dite du «Cadre commun» du G20.