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Nous sommes maintenant habitués à la liberté tarifaire, mais elle ne date que de cette année-là : l'adoption de la liberté d'exploitation a réellement ouvert le transport aérien à de nouvelles couches de clientèle, alors qu'il était jusque-là réservé aux « riches. »

Le concept « low cost » n'est pas nouveau. Il date de 1971, l'année où Herb D. Kelleher a créé Southwest Airlines, compagnie alors confinée à l'État du Texas jusqu'en 1978 — année où le président Carter a instauré l'« Open Sky » aux États-Unis. Cette décision a libéré les énergies et permis à toute compagnie aérienne de desservir n'importe quelle route en mettant sur le marché les tarifs qu'elle souhaitait.

Cook avait succédé à Steve Jobs en août 2011, quelques semaines avant la mort du fondateur, à une époque où beaucoup peinaient encore à dissocier l'entreprise de l'homme qui l'avait créée. Quinze ans plus tard, il laisse une société valorisée près de 4 000 milliards de dollars, l'un des mandats les plus longs à la tête d'Apple.

Tim Cook fait ses adieux à la direction d'Apple ce lundi 1er septembre. John Ternus, directeur de l'ingénierie matérielle du groupe, lui succède à la direction générale et devient le huitième PDG de l'histoire de la firme de Cupertino. Apple avait annoncé ce changement dès avril : quatre mois de transition, rien d'inhabituel pour une passation de pouvoir de cette ampleur.

À quelques encablures de ces discours, la réalité est moins flatteuse. L'Afrique vue de Washington, en cet été 2026, tient du paradoxe : courtisée pour ses minerais critiques et citée comme un eldorado démographique, elle est frappée sans ménagement dès qu'elle exporte ses textiles ou ses avocats. Voilà où en est la diplomatie économique américaine sur le continent : l'America First appliqué avec constance, parfois avec brutalité.

De la terrasse du Kennedy Center, on aperçoit le dôme du Capitole. À quelques rues de là, au Département d'État, on répète que l'Afrique est « la prochaine grande opportunité commerciale du monde. » Neuf des vingt économies les plus dynamiques de la planète sont africaines ; d'ici 2050, un humain sur quatre le sera aussi. Puissance d'achat projetée : plus de 16 000 milliards de dollars. Des chiffres que les planificateurs de l'administration Trump récitent comme une antienne.

Pour l'occasion, une carte avait été installée dans le Bureau ovale, où l'étendue d'eau, l'un des Grands Lacs de la zone frontalière, apparaît déjà sous sa nouvelle appellation, en grosses lettres rouges. « Les États-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs », affirme le décret publié par la Maison Blanche, qui assure aussi que Washington « revendique la plus grande partie du volume du lac, puisque les parties les plus profondes sont sur le territoire américain.»

Deux jours après en avoir lancé l'idée, le président américain Donald Trump a signé, jeudi 27 août à Washington, un décret rebaptisant le lac Ontario, à la frontière canadienne, en « lac d'Amérique. » Une décision unilatérale, sans reconnaissance internationale, qui s'inscrit dans la confrontation commerciale ouverte entre les deux voisins. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a répliqué dans la foulée : le lac s'appelle Ontario « aujourd'hui et pour toujours.»

Si plus de 80 % des produits canadiens restent exemptés de droits de douane aux États-Unis, les surtaxes imposées par l'administration Trump depuis l'an dernier ont déjà lourdement pesé sur les secteurs de l'aluminium, de l'acier et de l'industrie automobile. L'économie canadienne est même brièvement entrée en récession technique au premier trimestre, avant d'afficher des « signes d'amélioration », selon la Banque du Canada.

Une nouvelle salve de droits de douane américains, fixée à 50 %, frappe le Canada depuis le samedi 22 août, après l'échec d'ultimes négociations avec Washington. Le Premier ministre Mark Carney répond par deux leviers : la conquête de nouveaux marchés et le lancement de grands chantiers d'infrastructures. Le défi est de taille : les États-Unis absorbent encore autour de 70 % des exportations canadiennes, contre environ 4 % pour l'Union européenne en juin.

Le rythme est plus rapide que prévu : le Bureau du Congrès pour le budget (CBO) tablait jusqu'ici sur 39 400 milliards de dollars à la fin de l'année. Pour calmer les marchés, le Trésor a annoncé mercredi un renforcement de ses rachats d'obligations à long terme dès septembre.

La dette publique des États-Unis a dépassé pour la première fois la barre des 40 000 milliards de dollars, selon les données publiées mercredi 19 août par le ministère américain des Finances. Après la dernière émission de bons du Trésor, mardi, l'encours atteint 40 047 milliards de dollars, gonflé par les emprunts liés à la santé et à la sécurité sociale ainsi que par la charge croissante des intérêts.