Tous les articles qui parlent de ESG - Page 2

La notation ESG – qui évalue les entreprises selon leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance – est devenue incontournable dans les cercles économiques internationaux. Elle ne se limite plus aux seuls marchés développés. En Afrique, elle représente une réponse crédible à des défis persistants : opacité des pratiques de gestion, instabilité réglementaire, risques de corruption ou encore dépendance excessive aux matières premières.

Dans un monde où les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance s’imposent désormais comme des critères essentiels d’évaluation des performances d’une entreprise, l’Afrique ne peut rester en marge. Longtemps perçue – parfois à tort – comme une terre de risques pour les affaires, le continent pourrait bien trouver dans la notation ESG un levier inédit pour bâtir une confiance durable entre entreprises, investisseurs et citoyens. Encore faut-il que cette transformation ne soit pas uniquement cosmétique, mais structurelle

Lancé en 2016 à Marrakech lors de la COP22, le Marrakech Pledge est une initiative africaine regroupant les régulateurs et les bourses du continent, visant à promouvoir un engagement continental en faveur du développement durable et de la finance verte en Afrique. Cette nouvelle rencontre s’inscrit dans la continuité de la dernière réunion organisée en octobre 2022 en marge de la réunion annuelle de l’IOSCO (Organisation internationale des commissions de valeurs) où six nouveaux signataires on rejoint l’initiative.

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et la Bourse de Casablanca ont organisé, samedi 7 décembre à Casablanca, une réunion du Marrakech Pledge autour du thème de l’adoption des nouveaux standards internationaux en matière de durabilité et du reporting ESG (Environnement, Social, Gouvernance)

Cette conférence s’inscrit dans le cadre des initiatives de l’AMMC visant à favoriser le développement de la finance durable au Maroc et dans le prolongement de l’accord de coopération conclu entre IFC et l’AMMC en 2021 pour améliorer les pratiques des entreprises en matière de reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG).

L'Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) et la Société Financière Internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, ont organisé le 25 septembre une conférence pour présenter le bilan des pratiques des émetteurs en matière de reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) et pour échanger avec les acteurs du marché des capitaux marocain sur leurs retours d’expérience et les évolutions attendues

1. La nécessité d’une prise en compte plus grandes de ces enjeux ESG et d’intégration de la durabilité compte-tenu, notamment bien évidemment des limites planétaires. Sur les 9 limites planétaires, 6 sont d’ores et déjà dépassées ; également le dérèglement climatique et de tous les impacts négatifs qui peuvent être liés sur les territoires africain ; et enfin l’un des enjeux majeurs pour le continent, la question de l’emploi car, d’ici 2050, il s’agit de développer une activité économique suffisante pour employer et permettre à 2,5 milliards de personnes de se nourrir.

Au moment où la septième édition du sommet Mining On Top Africa s’achève, il est temps de se poser la question évoquée pendant ces deux jours à Paris entre l’ensemble des acteurs du secteur minier africain et de leurs partenaires européens : la question de la vision de l’intégration de la durabilité et notamment des critères ESG dans l’industrie minière sur le continent

Sommet des mines africaines de Paris, une rencontre résolument tournée vers la recherche d’impacts positifs

Le sommet Mining On Top Africa s’est clos en fin de semaine dernière sur le constat de l’importance de structurer le secteur minier africain autour des enjeux Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG), notamment pour accéder aux financements et au marché européens ; cela au moment où certains acteurs africains sont challengés sur les conditions d’extraction du cobalt et où, en même temps, les constructeurs automobiles allemands font l’objet d’une plainte pour travail forcé en Chine au titre du devoir de vigilance par l’ONG ECCHR.