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Le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda et la Namibie s’ajoutent à cette liste de pays qui se ruent sur l’or, et le Burkina Faso, un des producteurs d’or sur le continent, a indiqué qu'il allait étoffer son stock d’or tandis que le Zimbabwe, hanté par l’hyperinflation, a déclaré que sa nouvelle monnaie «ZIG» serait soutenue par les réserves d'or de la banque centrale.

Les banques centrales d'Afrique subsaharienne, notamment le Nigeria, la Tanzanie et le Ghana, qui ont acheté de l'or profitant de la flambée des cours internationaux pour renforcer leurs réserves de change, pourraient être confrontées à des crises de cours et de liquidités si la valeur du métal jaune enregistre une correction technique à la baisse, prédit BMI, la filiale «études» de Fitch Ratings

La question de l'indépendance de la banque centrale a pesé lourdement sur la réunion après les réprimandes répétées de Donald Trump à l'encontre du président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, pour ne pas avoir réduit les taux d'intérêt, attaques qui ont secoué les marchés financiers.

La réunion ministérielle des Finances du G20 tenue à Durban, a soutenu la Réserve fédérale américaine, Fed (la Banque centrale) dans son bras de fer engagé avec Maison Blanche dans un communiqué publié ce vendredi 18 juillet. Les ministres des finances et les banquiers centraux ont souligné l'importance de l'indépendance des banques centrales à l’issue de la réunion de deux jours dans la ville côtière sud-africaine

La pression est maximale sur les réserves de change, et la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ne s’en cache pas. La contraction des réserves résulte essentiellement de transferts nets négatifs cumulés de 1.300 milliards FCFA, dans un contexte marqué par le déficit persistant des balances commerciales des Etats, la baisse des cours du pétrole et des règlements accrus au titre des engagements extérieurs, explique la BEAC, la banque centrale commune de six pays de la région appartenant à la zone du franc CFA.

Au terme de sa deuxième session de l’année tenue lundi 30 juin, le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de I ‘Afrique centrale, BEAC, (ndlr : la banque centrale des six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA en Afrique centrale, notamment le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République Centrafricaine et le Congo-Brazzaville)  a décidé de maintenir inchangés ses principaux taux de régulation de la masse monétaire ainsi que les coefficients de réserves obligatoires

Parmi tous les membres de la Communauté monétaire des Etats de l’Afrique centrale (ndlr : Les six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA : Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo-Brazzaville et Guinée équatoriale), le Tchad et le Gabon ceux qui ont le moins consommé les devises générées par leurs économies. Cela signifie qu’ils ont réussi à équilibrer leurs comptes de transactions courantes avec le Reste du monde. La balance courante retrace les entrées et les sorties de devises c’est-à-dire la balance commerciale  (biens et services), la rémunération des IDE (dividendes et intérêts aux investisseurs) et le solde des transferts sans contrepartie.

Au terme de sa première session ordinaire de l’année tenue lundi 24 mars à Malabo en Guinée équatoriale, le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de I ‘Afrique centrale (BEAC) a décidé de ramener le taux d'Intérêt des appels d'offres de 5% à 4,5 % et le taux de la facilité de prêt marginal de 6,75% à 6 %, deux taux directeurs auxquels se refinancent les banques commerciales auprès de la Banque centrale. Par ailleurs, les coefficients des réserves obligatoires ont été fixés à 7% sur les exigibilités à vue et 4,5 % sur les exigibilités à terme

Créé en 2004 à l'initiative de l'ancien Gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, le GSBF se veut une plateforme d'échanges et de partage d'expériences entre les superviseurs bancaires de l'espace francophone. Emmanuel Rocher, Secrétaire général du groupe et Directeur des affaires internationales de l'Autorité française de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), cité par notre confrère Ecofin, rappelle la vocation du groupe : «partager nos expériences en matière de supervision des banques et créer une enceinte de confiance pour partager les leçons tirées d'un certain nombre d'expériences face à des crises passées ou émergentes.»

Le Comité de politique monétaire de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a décidé, à l’issue de sa réunion tenue mercredi 5 mars, de maintenir le principal taux directeur auquel la Banque prête ses ressources aux banques commerciales à 3,5%, et le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal à 5,5%, niveaux en vigueur depuis le 16 décembre 2023

Dans une lettre adressée aux législateurs, le Président Bola Ahmed Tinubu a expliqué que ce nouvel impôt servirait à soutenir le financement des projets de développement dans un contexte où le Budget fédéral fait face aux tensions de trésorerie.

Pour renflouer les caisses de l'Etat, le Nigéria a décidé de durcir la fiscalité des banques. Le Sénat a approuvé jeudi 18 juillet, une série d'amendements sur le projet de loi de finances. L'une des mesures phares est l'instauration d'une taxe exceptionnelle de 50% sur les profits générés en 2023 par les banques du fait de la dépréciation du naira.