Tous les articles qui parlent de Accord de défense

Tout comme les déboires de l’intégration économique arabe, cette inefficience s’explique en grande partie par le souverainisme, les divergences idéologiques et les rivalités de puissance, accentuées par l’exigence d’unanimité qui régit les décisions de la Ligue arabe et de l’OCI. Tout État membre peut opposer son veto à toute action, rendant l’organisation virtuellement impuissante face aux conflits inter-coalitions qui dominent la politique arabe.

Le Moyen-Orient porte le poids d'une longue histoire d'échecs des pactes de défense collective. Comme le souligne Florence Gaub, la Ligue arabe n'est intervenue que dans un quart des conflits interarabes, avec un taux de succès de 20 %. Seules trois crises dans l'histoire de l'organisation ont déclenché une action de sécurité collective : la guerre civile au Yémen (1962-1967), où l'intervention n'a eu lieu qu'après le retrait volontaire des troupes égyptiennes ; l'intervention contre les menaces irakiennes contre le Koweït en 1961 ; et la crise de 1990, lorsque Saddam Hussein a ordonné l'invasion du Koweït. Ces trois cas montrent que la sécurité collective arabe ne fonctionne que lorsque le consensus normatif s'aligne avec les intérêts des États les plus puissants.

Deux hauts responsables ivoiriens de la sécurité ont confié à Reuters qu'ils s'attendaient à une décision (favorable) de Washington et que le calendrier du déploiement des GI’S était le seul point restant à déterminer.

La «bombe» est lâchée par l’agence Reuters qui cite des sources proches du gouvernement ivoirien et des responsables dans l’appareil sécuritaire du pays. En effet, les autorités ivoiriennes pressent l'administration Trump afin que les Etats-Unis stationnent des avions espions dans le nord du pays pour mener des opérations transfrontalières ciblant les groupes terroristes qui sèment la terreur et la mort au Sahel depuis plusieurs années.