Les États-Unis ont exprimé leur volonté de maintenir leur coopération avec le Niger dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, malgré la rupture récente de l’accord de défense entre les deux pays
Un partenariat toujours d’actualité
Lundi, l’ambassade des États-Unis à Niamey a annoncé la poursuite de la coopération bilatérale avec le Niger dans le domaine sécuritaire. Dans un communiqué officiel, la représentation diplomatique a souligné l’importance du partenariat entre les deux nations.
«Le Niger demeure un partenaire des États-Unis dans la stabilité régionale et la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest», indique le texte.
Des intérêts communs dans la région
L’ambassadrice américaine au Niger, Kathleen FitzGibbon, citée dans le communiqué, a insisté sur les valeurs partagées entre Washington et Niamey : «Les États-Unis et le Niger partagent des intérêts communs qui soutiennent la sécurité de nos concitoyens, la stabilité et le développement de la région du Sahel, ainsi que la croissance des échanges et des investissements bilatéraux.»
Présents militairement au Niger depuis 2013, les États-Unis avaient déployé des troupes pour appuyer les forces nigériennes dans leur lutte contre les groupes armés opérant dans le Sahel. Ce partenariat avait été marqué par un épisode tragique en octobre 2017, lorsque quatre soldats américains avaient perdu la vie dans une embuscade à Tongo-Tongo, dans la région de Tillabéri, à la frontière avec le Mali.
La fin d’une présence militaire directe
En mars 2024, les autorités nigériennes ont mis fin à l’accord de coopération militaire, réclamant le départ des soldats américains stationnés sur leur sol. Malgré cette décision, les États-Unis réaffirment aujourd’hui leur engagement à collaborer avec le Niger à travers d’autres formes de partenariat sécuritaire et diplomatique.





Niger


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


