La Russie a annoncé mardi 16 janvier avoir convenu d' »intensifier » sa coopération militaire avec le Niger, un pays sahélien confronté à des groupes jihadistes et où a eu lieu en juillet un coup d’Etat.
Moscou ambitionne depuis des années de renforcer son influence en Afrique aux dépens des Occidentaux mais sa stratégie avait été mise à mal par la rébellion du groupe paramilitaire Wagner en juin 2023.
Les Vice-ministres russes de la Défense Iounous-bek Evkourov et Alexandre Fomine ont rencontré mardi dans la capitale russe le ministre nigérien de la Défense Salifou Modi, en marge d’une visite en Russie du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
« Au cours des entretiens, les parties ont noté la dynamique positive dans le développement de la coopération militaire (…) et ont identifié des domaines de coopération prometteurs », a dit le ministère russe de la Défense.
Les deux pays ont « convenu d’intensifier les actions communes pour stabiliser la situation » au Niger et d' »accroître l’aptitude au combat des forces armées » de ce pays, a-t-il ajouté dans un communiqué.
Une délégation russe s’était rendue à Niamey en décembre pour discuter avec les militaires arrivés au pouvoir à l’issue d’un coup d’Etat fin juillet. Des accords sur le renforcement de la coopération militaire avaient alors été signés.
La diplomatie russe se trouve en position favorable au Niger alors que la France, une alliée privilégiée du régime déchu, est devenue la cible des nouvelles autorités qui ont dénoncé des accords de coopération militaire et obtenu le départ de ses 1.500 soldats déployés dans ce pays en proie aux violences jihadistes.
Les nouvelles autorités nigériennes avaient ainsi annoncé mettre fin à deux missions de sécurité de l’UE sur son territoire, au moment même où elles accueillaient la délégation russe.
Avec AFP





Niger![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)





