Le département de Podor, au Sénégal, a abrité ce 7 octobre 2026 l’atelier de clôture du projet « Jeunes Entrepreneurs.es Verts pour une communauté sénégalaise prospère et résiliente » (JEV). Après plusieurs mois d’accompagnement et de renforcement des capacités, le dispositif initié par IPAR Think Tank, en partenariat avec le Secrétariat International de l’Eau (SIE) et l’École des Entrepreneurs du Québec (EEQ), arrive à son terme en laissant derrière lui une communauté de jeunes entrepreneurs structurés et déterminés à pérenniser leurs initiatives.
34 conseillers-formés, plus de 100 jeunes accompagnés
Concrètement, le projet JEV a permis de former 34 conseillers-formateurs et d’accompagner plus de 100 jeunes entrepreneurs verts dans le département. Au-delà des chiffres, c’est une dynamique collective qui a pris corps, notamment à travers la Coopérative des Entrepreneurs Verts de Podor (CEVEP), désormais structurée pour porter la voix de ces jeunes engagés dans l’économie verte.
Les activités menées ont couvert un spectre large : formation et accompagnement entrepreneurial, démarrage et croissance d’entreprise, pratiques agroécologiques, technologies solaires, marketing et communication digitale, ainsi que gestion et développement des coopératives. Autant de leviers qui ont permis aux bénéficiaires – dont une majorité de femmes – de renforcer à la fois leur résilience climatique et leur autonomie économique.
«Un écosystème d’accompagnement robuste»
« Le succès du projet JEV repose sur une alliance réussie entre ancrage local et partenariats stratégiques », souligne Aboubakry Diallo, coordonnateur du projet à l’IPAR. Du renforcement des conseillers-formateurs à la mission d’échange au Québec, en passant par les expérimentations d’irrigation intelligente sur le terrain à Podor, le dispositif a bâti un écosystème d’accompagnement robuste. « Aujourd’hui, nos jeunes entrepreneurs verts disposent des leviers managériaux et technologiques nécessaires pour pérenniser leurs activités et bâtir une économie résiliente », ajoute-t-il.
Cette approche trouve son ancrage dans une vision agroécologique qui ambitionne de réconcilier développement économique local et protection des ressources naturelles. À travers une gestion intégrée des ressources en eau, alliant formations entrepreneuriales et apprentissages techniques, le projet a permis aux jeunes de mettre en place de nouvelles pratiques entrepreneuriales dans un contexte local propice.
Un tremplin pour les jeunes et les femmes
Pour Maimouna Aw, conseiller-formatrice et bénéficiaire du projet, l’expérience a été transformative. « Le projet JEV a été un véritable tremplin personnel et professionnel. Au-delà des apprentissages techniques, cette expérience m’a permis de développer une vision entrepreneuriale claire et de renforcer ma confiance pour piloter mon entreprise et accompagner, à mon tour, d’autres jeunes de ma communauté », témoigne-t-elle.
La cérémonie de clôture, organisée à l’École nationale d’orientation (ENO) de Ndioum, a réuni les Jeunes Entrepreneurs Verts, les conseillers formateurs, les autorités territoriales, les structures d’appui et différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial local. Au programme : partage des résultats et enseignements du projet, mais aussi table ronde avec les représentants des structures d’appui à l’emploi, au financement et au développement territorial. L’objectif : identifier les perspectives de collaboration, les mécanismes de prise en relais et les formes d’accompagnement susceptibles de soutenir durablement les initiatives portées par les jeunes et les femmes.
Vers une économie résiliente
Une cérémonie de remise de kits « coup de pouce » a également été organisée au profit des jeunes et des femmes ayant bénéficié de l’accompagnement d’IPAR Think Tank et de ses partenaires tout au long du projet. Pour l’institution et ses partenaires, cette clôture constitue une étape de capitalisation des acquis, mais aussi une occasion de renforcer les synergies entre les jeunes entrepreneurs, les institutions et les acteurs territoriaux afin de favoriser une continuité des dynamiques engagées.
Car au-delà de la fin d’un cycle, c’est bien une nouvelle phase qui s’ouvre pour Podor : celle de la consolidation des acquis et de l’ancrage durable d’un entrepreneuriat vert, porté par une jeunesse désormais outillée pour transformer les défis climatiques en opportunités économiques.





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