Le président français Emmanuel Macron se rendra du 1er au 5 mars dans quatre pays d’Afrique centrale pour un sommet consacré à la protection des forêts équatoriales et pour renforcer des liens bilatéraux dans une sphère d’influence de plus en plus disputée par la Russie et la Chine.
A Libreville, au Gabon, les 1er et 2 mars, il participera au ONE Forest Summit consacré à la préservation et la valorisation des forêts du bassin du fleuve Congo, a annoncé jeudi 24 février l’Elysée.
Avec 220 millions d’hectares de forêts, le bassin du Congo représente le deuxième massif forestier et le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie à travers plusieurs pays (République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville et Gabon notamment).
De l’Afrique au Brésil et l’Asie du Sud-est, ces forêts sont désormais menacées par la surexploitation agricole et industrielle et dans certains cas la production pétrolière.
Emmanuel Macron, qui souhaite intensifier les relations avec les pays anglophones et lusophones du continent, se rendra ensuite à Luanda le 2 mars afin de lancer un partenariat de production franco-angolais en matière agricole.
Il poursuivra sa tournée à Brazzaville, au Congo, le 2 mars puis en République Démocratique du Congo, les 3 et 4 mars.
A Kinshasa, le déplacement sera consacré à « l’approfondissement de la relation franco-congolaise dans les domaines de l’éducation, de la santé, la recherche, la culture et de la défense », a indiqué la présidence française.
Cette tournée intervient alors que l’influence de la France est bousculée par la Russie et le groupe de mercenaires russes Wagner en Afrique francophone, du Mali à la Centrafique.
En juillet, Emmanuel Macron, qui veut faire de l’Afrique une des priorités de son second quinquennat, avait effectué une tournée au Cameroun, au Bénin et en Guinée-Bissau.
Pointant la guerre en Ukraine, il avait alors accusé la Russie d’être « l’une des dernières puissances impériales coloniales » et de mener une nouvelle forme de « guerre hybride » dans le monde.
Nombre de pays du Sud, notamment africains, soucieux de préserver leurs intérêts et considérant que cette guerre n’est pas la leur, ont refusé de prendre position sur l’offensive russe menée depuis maintenant un an en Ukraine.
Avec AFP










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