Le Président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a mis fin vendredi 6 décembre soir aux fonctions du Premier ministre, Apolinaire Joachim Kyelem de Tembela, en poste depuis octobre 2022, selon un décret lu à la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB)
‘’Le président du Faso décrète : il est mis fin aux fonctions du Premier ministre (…) Le gouvernement est dissous. Les membres du gouvernement dissous expédie les affaires courantes jusqu’à la formation du nouveau gouvernement’’, a déclaré le Secrétaire général du gouvernement Mathias Traoré à la télévision d’Etat.
Pour rappel, le Burkina Faso est plongé dans une instabilité politique depuis le début de 2022, où le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba s’était emparé du pouvoir par un coup d’Etat contre le Président Roch Marc Christian Kaboré. Il a été évincé lors d’un second putsch huit mois plus tard, orchestré par le capitaine Ibrahim Traoré, toujours au pouvoir.
Avec le Mali et le Niger, également dirigés par des juntes militaires, le Burkina Faso a notamment tourné le dos à la France pour former une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Le Burkina Faso est également confronté à de nombreuses attaques de groupes armés djihadistes et près de 2 millions de Burkinabès sont déplacés à cause du conflit. Ces violences ont fait plus de 26 000 morts au Burkina depuis 2015, civils et militaires, dont plus de 13 500 depuis le coup d’Etat de septembre 2022, selon l’ONG Acled, qui recense les victimes de conflits dans le monde.





Burkina Faso![Tribune | Fête de l’Unité : le 31 octobre, un nouveau marqueur de l’histoire nationale et diplomatique du Maroc [Par Benadada Rabii] RABAT – Le Maroc célèbre, ce 31 octobre 2026, la première édition de la Fête de l’Unité (Aïd Al Wahda), une nouvelle journée nationale instaurée par le Roi Mohammed VI et intégrée au calendrier des fêtes officielles du Royaume.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Liesse-nationale--450x300.avif)

![Tribune | Sahara : la fin de la MINURSO referme le chapitre du référendum et ouvre celui de l’autonomie [Par Pr. EL Hassane Hzaine] La Charte de 1945 ne mentionne en effet jamais le « maintien de la paix ». Le chapitre VI organise le règlement pacifique des différends ; le chapitre VII autorise le Conseil de sécurité à prendre des mesures coercitives, y compris militaires. Entre les deux s'ouvre un espace que Dag Hammarskjöld, secrétaire général de 1953 à 1961, a qualifié de « chapitre VI et demi ».](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Minurso-450x224.jpg)



