La nouvelle édition du classement des 500 plus grandes entreprises marocaines intègre dorénavant les acteurs bancaires, les sociétés de crédits, les compagnies d’assurances et les courtiers. L’objectif étant de mettre la lumière sur le rôle crucial de ces acteurs dans la création de valeur ajoutée économique.
Arrimée sur les grandes tendances des économies mondialisées, la nouvelle édition du classement des 500 plus grandes entreprises marocaines apporte d’importantes
évolutions à son classement 2023. Economie Entreprises et Kompass Maroc ambitionnent de faire évoluer le classement en droite ligne avec les pratiques anglo-saxonnes.
Les 500 et leur impact ESG
Depuis quelques années, les économies mondialisées et leurs acteurs sont confrontés à un nouveau paradigme qui impose au libéralisme économique une sorte de «Reset-économique». Ainsi, l’insertion du reporting ESG dans le questionnaire des 500 est justifiée aujourd’hui par l’urgence climatique, la crise sanitaire et les instabilités géopolitiques qui posent les jalons d’une toute autre matrice économique plus encline à s’adapter à son environnement.
L’objectif pour Economie Entreprises et Kompass Maroc est de placer la question de la durabilité au cœur de la performance économique, conciliant ainsi les objectifs de croissance économique et ceux de la performance non financière. C’est parce que les 500 pèsent plus de 15% du PIB national, que nous introduisons cette nouvelle grille de lecture à travers les critères ESG. Bien au-delà des logiques de chiffre d’affaires et de rentabilité, il est dorénavant primordial de souligner l’importance de l’engagement ESG dans l’avenir des grands acteurs économiques et leur durabilité.
«Au-delà des logiques de chiffre d’affaires et de rentabilité, l’intégration d’une grille de lecture des critères ESG dans les 500 est une réelle opportunité pour favoriser l’émergence de grands acteurs économiques responsables», explique Najib Belrhazi Directeur général EDICOM, éditeur de Kompass Maroc.
Les institutions financières intègrent le classement
En droite ligne avec cette vision avant-gardiste, la nouvelle édition du classement des 500 plus grandes entreprises marocaines intègre dorénavant les acteurs bancaires, les sociétés de crédits, les compagnies d’assurances et les courtiers. L’objectif étant de mettre la lumière sur le rôle crucial de ces acteurs dans la création de valeur ajoutée économique.
«Aujourd’hui rien ne peut occulter le rôle croissant du secteur financier dans la croissance et la création de valeur ajoutée. Ainsi, en intégrant les banques à travers leur produit net bancaire et les compagnies d’assurances par leurs primes émises annuellement, nous voulons mettre la lumière sur tout un pan de l’économie qui participe aussi à l’essor de la vie économique nationale tout comme les usines, les entreprises commerciales et de services», explique Hassan M. Alaoui, Président Economie Entreprises. Et d’ajouter : «Exclure les banques et les assurances laisse de côté des acteurs importants et incontournables de la vie des entreprises. C’est ainsi que nous avons optés pour cette approche de classement anglo-saxonne, et plus pratique».
Les 500
Les 500 est un baromètre de référence édité depuis 2002 par Economie Entreprises et Kompass Maroc. Consulté annuellement par près de 50 000 dirigeants, les 500 offrent un regard pertinent sur la corrélation entre la performance commerciale des entreprises et la croissance nationale. Les grands acteurs régionaux portent un intérêt grandissant pour les 500 à travers sa caravane de conférences annuelles qui se tiennent dans les 6 grands pôles économiques du Maroc : Tanger, Fès, Agadir, Marrakech, Rabat et Casablanca.

![Tribune | Géostratégie : l’Afrique et son dividende géopolitique, en tirer parti ou le gaspiller [Par Igor Galo] La concurrence entre la Chine et les États-Unis a ouvert une fenêtre d'opportunité pour de nombreux pays en développement. Sur l'échiquier mondial, où les superpuissances se disputent alliés, ressources et chaînes d'approvisionnement, la capacité à négocier des conditions plus favorables n'est plus l'apanage des grandes puissances. Le Japon, l'Inde et l'Union européenne jouent eux aussi leurs cartes pour renforcer leurs relations avec l'Afrique, intensifiant une compétition qui pourrait bénéficier à ceux qui, pendant des décennies, ont été cantonnés au rôle de simples fournisseurs de matières premières.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Geopolitique--320x152.jpg)



Maroc

![Edito | Aviation civile : Les incohérences de la tarification aérienne [Par Jean-Louis Baroux] En fait, contrairement aux autres modes de déplacement, le transport aérien prend en charge la totalité de ses coûts de fonctionnement, sans que la collectivité ait à débourser pour le faire fonctionner, ce qui n'est pas le cas du transport ferroviaire, ni même du maritime. Ainsi, sur un vol Paris-Nice par exemple, pour un prix moyen du billet de 132 €, 52 € sont reliés aux taxes et services extérieurs obligatoires.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Avion-civile-450x253.jpg)
![Éclairage | Gouvernance d’entreprise : l’arrêté des comptes engage la responsabilité des administrateurs [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Chhh-450x257.jpg)
![Logistique | Corridors ferroviaires : la Tanzanie et l’Angola veulent relier l’océan Indien à l’Atlantique La connexion prévue s'appuierait sur deux infrastructures existantes mais aujourd'hui déconnectées : la ligne de Benguela, qui relie le port angolais de Lobito à la frontière de la RDC, et la Tazara, qui court sur 1 860 km entre Dar es Salam et Kapiri Mposhi, en Zambie [Source: Agence Ecofin — actualité infrastructures, 4 novembre 2025]. Le tracé devrait s'étendre jusqu'en RDC, selon la cheffe de l'État tanzanienne.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Lobito-Atlantic-Railway-450x253.jpg)

