Abidjan a refusé une proposition des États-Unis visant à accueillir des migrants expulsés qui ne sont pas ressortissants ivoiriens. Une décision qui s’inscrit dans une résistance croissante de plusieurs pays africains face à la politique d’externalisation des expulsions de l’administration Trump.
La Côte d’Ivoire a rejoint le cercle des pays africains qui disent non à Washington. Selon des informations confirmées par plusieurs sources diplomatiques et médias, Abidjan a refusé une proposition américaine visant à accepter sur son territoire des migrants expulsés des États-Unis vers des pays tiers.
Une politique contestée
Depuis janvier 2025, plus de 25 000 migrants ont été expulsés des États-Unis vers des pays tiers, dans le cadre d’accords impliquant au moins 13 nations africaines, selon une enquête du consortium Forbidden Stories révélée par Le Monde. Ces accords, souvent confidentiels, prévoient des contreparties financières importantes pour les pays d’accueil.
Toujours selon l’enquête Forbidden Stories, 49 des 54 pays d’Afrique ont été approchés pour accueillir des expulsés citoyens de pays tiers. Le Sénat américain a recensé 25 États ayant conclu ce type d’accords.
Une ligne de refus
Le Nigeria et le Burkina Faso ont également refusé publiquement d’accueillir des personnes expulsées par les États-Unis. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, avait affirmé en octobre 2025 que son pays avait rejeté la proposition américaine.
Le Burkina Faso a été l’un des premiers pays africains à affirmer publiquement son refus. Une position qui contraste avec celle d’autres États comme la RDC, le Cameroun ou le Ghana, qui ont accepté d’accueillir des migrants expulsés.
Des enjeux multiples
Ces accords d’expulsion soulèvent des préoccupations majeures en matière de droits humains. Human Rights Watch avait exhorté les gouvernements africains à refuser ces accords, les qualifiant de « complicité » dans les violations des droits des migrants commises par l’administration Trump.

![Éclairage | Investissements marocains à l’étranger et réglementation des changes : le cas des personnes morales [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Le présent éclairage poursuit l’exploration des investissements à l’international, mais sous l’angle, cette fois, des investissements marocains réalisés à l’étranger au regard de la réglementation des changes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--320x170.jpg)



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