«Nous avons appris qu’en raison de pressions continues, la France a dû retirer son invitation à l’Afrique du Sud pour sa participation au G7,» a déclaré le porte-parole de la présidence sud-africaine Vincent Magwenya.
La présidence sud-africaine a annoncé jeudi à l’AFP que le président Cyril Ramaphosa n’était plus invité par la France à participer au sommet du G7 qui doit se tenir en juin à Evian, en raison de pressions américaines. L’Afrique du Sud est prise pour cible par le président américain depuis son retour à la Maison Blanche, qui accuse Pretoria d’une prétendue persécution des fermiers blancs et lui reproche sa plainte pour des actes de génocide visant Israël dans sa guerre à Gaza, déposée devant la Cour internationale de Justice.
«Nous avons appris qu’en raison de pressions continues, la France a dû retirer son invitation à l’Afrique du Sud pour sa participation au G7,» a déclaré en exclusivité à l’AFP le porte-parole de la présidence sud-africaine Vincent Magwenya. «On nous dit que les Américains ont menacé de boycotter le sommet du G7 si l’Afrique du Sud était invitée,» a-t-il ajouté.
Donald Trump avait boycotté le sommet du G20 organisé à Johannesburg en novembre et a depuis exclu l’Afrique du Sud des travaux du groupe dont les États-Unis assurent cette année la présidence tournante. C’est le président Emmanuel Macron, qui lors du sommet du G20 en Afrique du Sud, avait personnellement invité Cyril Ramaphosa à participer au G7, rappelle Pretoria.
«Pas d’impact sur la solidité et le caractère étroit de notre relation»
Le G7 regroupe sept pays parmi les plus industrialisés de la planète. Les travaux du groupe sont régulièrement élargis à des pays invités, à l’instar cette année du Brésil, de l’Inde ou de la Corée du Sud. La décision de ne plus inviter le chef de l’État sud-africain «n’aura pas d’impact sur la solidité et le caractère étroit de notre relation bilatérale avec la France,» a précisé le porte-parole.
«Indépendamment de tous ces développements, l’Afrique du Sud reste résolue à entretenir un dialogue constructif avec les États-Unis. La relation diplomatique entre les États-Unis et l’Afrique du Sud existait avant l’administration Trump et survivra au mandat actuel de la Maison Blanche,» a ajouté Vincent Magwenya.
Avec AFP





France



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