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Immigration clandestine : mourir aux portes de l’Europe

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Les consciences s’éveillent en Italie que des centaines de migrants prennent d’assaut tous les jours. Elles entrainent dans leurs sillages celles de toute l’Europe.

Immigration clandestine

Photo: Darrin Zammit Lupi/MOAS

L’hécatombe enregistrée, dans les eaux méditerranéennes, entre la Libye et l’Italie, dans la nuit du 18 au 19 avril, n’est pas la première du genre, mais, à ce jour, la plus catastrophique, avec près de 700 morts.

Le phénomène fut d’abord asiatique. Les boat people (terme construit à partir des mots anglais « bateau » et « gens ») sont à l’origine des migrants qui fuyaient le Viêtnam par voie de mer, pays à économie dirigée et interdisant la liberté du commerce et la liberté d’opinion. Ils fuyaient donc leur pays pour des raisons politiques et économiques sur des embarcations. Souvent en surcharge et sans sécurité, ces embarcations ont fait de très nombreuses victimes pour cause de noyade, famine et froid.


Ce terme a commencé à être utilisé dans la presse francophone à partir de la chute de Saigon en avril 1975 et l’invasion du Sud Vietnam par le Nord communiste.

Il est parfois utilisé dans la presse francophone pour les migrants provenant d’Afrique du Nord traversant la mer Méditerranée, tandis que la presse anglophone a étendu ce terme aux réfugiés économiques d’autres régions.

Le mobile conduisant des gens à monter dans des embarcations de fortune est compréhensible : La mauvaise gouvernance dans certains pays, les conflits armés dans d’autres (Somalie, Syrie, Libye, Irak). Face à de tels drames, la solution n’est pas le renforcement des contrôles aux portes de l’Europe. Il faut traiter le mal à la source. Et comprendre que personne ne se sauvera seul. La misère que l’Europe regarde avec indifférence dans ses anciennes colonies lui sera charriée par cette mer que ses navires avaient traversée autrefois pour conquérir le monde. Les conflits que l’Occident a provoqués et probablement entretenus en Libye, en Irak et en Syrie débordent de leur cadre naturel pour créer une atmosphère d’insécurité et de menace planétaire. C’est l’une des lois les plus immuables de la nature. Celle des vases communicants. On cherche un peu de réconfort là où il y a un semblant de bien-être. On fuit la barbarie même quand il s’agit d’un saut vers l’inconnu. Que les preneurs de risques assimilent au monde des possibles.

Les citoyens européens se disent que le désespoir devrait être très grand dans ces pays d’Afrique et du Moyen-Orient que fuient, chaque jour que Dieu fait, des centaines de « fous d’Europe ».

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