Les services financiers via la téléphonie mobile ont établi un nouveau record en 2025 dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en captant des transactions chiffrées à 219 151 milliards de FCFA (environ 374 milliards de dollars), soit un bond de 39,7 % par rapport à 2024, relève le tableau de bord de l’inclusion financière que vient de publier la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Année après année, l’engouement pour le mobile money ne se dément pas dans la sous-région, ni de manière générale en Afrique subsaharienne. Le volume d’opérations est passé de 11,92 milliards en 2024 à 16,37 milliards en 2025, soit une progression de 37,3 %. Une dynamique qui devrait interpeller les banques sur la pertinence de leur stratégie envers le petit commerce et, globalement, envers la clientèle des particuliers, dont beaucoup s’estiment délaissés par les établissements bancaires. Le mobile money recouvre plusieurs usages : transferts entre particuliers, paiements, rechargements de portefeuilles électroniques et retraits.
La Côte d’Ivoire, première économie de l’Union, concentre le plus gros montant des transactions avec 71 307 milliards de FCFA, soit 32,54 % du total sous-régional. Elle est suivie par le Sénégal (58 617 milliards de FCFA, 26,75 %) et le Burkina Faso (43 456 milliards de FCFA). À eux trois, ces pays pèsent près de 80 % des montants transigés.
Le Bénin illustre, lui, l’écart entre volume d’opérations et montants en valeur. Avec 2,67 milliards de transactions, le pays capte 16,31 % des opérations réalisées dans l’Union, mais seulement 6,36 % des sommes qui transitent via le mobile money, soit 13 938 milliards de FCFA.
Dans sa méthodologie, la BCEAO considère comme actif un compte ayant enregistré au moins une transaction au cours des 90 derniers jours. Selon cette définition, le taux d’activité remonte de 30,9 % à 32,56 %. L’acceptation des paiements mobiles progresse également : le nombre de commerces actifs atteint 2,97 millions, contre 1,70 million en 2024, soit une hausse de 74,4 %. C’est cette confiance qui explique largement le succès du mobile money.











