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Le FMI a par ailleurs indiqué que la croissance du PIB réel du Mali devrait ralentir à 3,8 % en 2024 contre 3,9% en 2023, en raison de graves pannes d’électricité, des effets négatifs du départ de la Minusma sur le secteur tertiaire, d’une baisse dans la production d’or et de l’incertitude entourant le report des élections et la sortie de la Cédéao. La croissance devrait cependant revenir à 4,4 % en 2025.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé le mardi 30 avril, avoir signé un accord avec les autorités maliennes sur un financement d’urgence de 120 millions de dollars destiné à soutenir la fourniture de nourriture et des allocations ciblant les ménages confrontés à une insécurité alimentaire aiguë dans les régions du centre et du nord du pays. Une bouffée d’oxygène pour Bamako dont le budget est plombé par les dépenses militaires.

Pour rappel, le Mali fait face à une grave crise d’électricité depuis quelques mois, avec des délestages pouvant aller jusqu’à 18 heures par jour. Le Directeur général de la compagnie nationale d’électricité avait déclaré que le pays, pour couvrir ses besoins en électricité pour l’année 2024, avait besoin de 500 millions de litres de combustibles.

Le Directeur général de la compagnie nationale d’électricité avait déclaré que le pays, pour couvrir ses besoins en électricité pour l’année 2024, avait besoin de 500 millions de litres de combustibles. Avec ce nouvel accord, le Mali assurera donc 30 % de ses besoins pour cette année, mais il devra davantage sécuriser son approvisionnement pour répondre à la demande.

Le régime militaire, au pouvoir depuis près de 3 ans, avait annoncé en septembre 2023 le report de la présidentielle prévue initialement en février 2024 pour une date indéterminée. Pour justifier leur décision, les autorités avaient cité des raisons techniques, notamment liées à des dispositions constitutionnelles et à des problèmes avec la société française IDEMIA qui a constitué la base de données du Recensement administratif à vocation d’Etat civil.

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a signé mercredi 10 avril, un décret suspendant avec effet immédiat, toutes les activités des partis politiques et des associations. C’est la stupeur dans les milieux politiques à Bamako au moment où les relations se tendent entre les autorités de la transition et la galaxie des organisations qui avaient «facilité» la prise du pouvoir par les militaires. Les partis rappellent aux militaires que la transition s’est achevée le 26 mars 2024

Cet organe national qui porte le nom de «Comité de pilotage du dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale» est chargé «de la préparation et l'organisation de ce dialogue», dit

Le Président de la Transition au Mali, chef de l'État, Assimi Goïta, a créé un organe de dialogue inter-Maliens pour parvenir à la paix, après avoir officialisé la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, conclu en 2015 avec les groupes armés indépendantistes du nord sous médiation internationale et algérienne, selon un décret publié vendredi 26 janvier.

Dans son discours à la nation à l'occasion du nouvel an, Assimi Goïta a indiqué qu'«un comité chargé de piloter ce dialogue (ndlr : discussions avec des groupes de la rébellion touareg) sera mis en place dans un délai d’un mois et il devra déposer son rapport au plus tard en février.»

Le Colonel Assimi Goïta président de la transition, a décidé dimanche soir, de l’appropriation nationale du processus de paix, en donnant toutes les chances à un dialogue direct inter-malien pour la paix et la réconciliation, afin, dit-il, «d’éliminer les racines des conflits communautaires et intercommunautaires.» Mais la décision met surtout Alger hors-jeu du processus de discussion entre Bamako et la rébellion touareg, ou ce qu’il en reste.

Les liens amicaux séculaires entre le Mali et l’Algérie seraient-ils sur la voie de la rupture ? C’est ce que laissent croire les récents événements ayant marqué les rapports entre les deux pays limitrophes. La semaine écoulée, la tension est montée crescendo entre Bamako et Alger, atteignant un point culminant avec le rappel de leurs ambassadeurs respectifs pour consultation.

Le Mali et l’Algérie sont au bord de la rupture. Les tensions diplomatiques entre les deux pays se sont accentuées ces derniers jours, Bamako accusant Alger «d’atteinte à sa souveraineté et d’ingérence dans ses affaires intérieures» après que le chef de l’Etat algérien a reçu les représentants de la rébellion touareg et le sulfureux imam Dicko «dans le cadre du dialogue et du processus de paix.»

''Ce mercredi 20 décembre courant, S.EM, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a convoqué l'ambassadeur de populaire de l'Agérie au Mali, pour élever une vive protestation du Gouvernement de la République du Mali, suite aux récents et actes inamicaux posés par les Autorités algériennes, sous le couvert du processus de paix au Mali'' indique le communiqué.

Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a convoqué, mercredi, l'ambassadeur de la République Populaire de l'Algérie au Mali, a annoncé le ministère dans un communiqué. Et pour principale cause : " suite aux récents actes inamicaux posés par les autorités algériennes...". Rappel : L'imam Mamoud Dicko plutôt opposé à la junte a été reçu le 19/12 par le Président algérien.