Le Président de la Transition au Mali, chef de l’État, Assimi Goïta, a créé un organe de dialogue inter-Maliens pour parvenir à la paix, après avoir officialisé la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, conclu en 2015 avec les groupes armés indépendantistes du nord sous médiation internationale et algérienne, selon un décret publié vendredi 26 janvier.
Cet organe national qui porte le nom de «Comité de pilotage du dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale» est chargé «de la préparation et l’organisation de ce dialogue», dit le décret signé par le chef de l’Etat.
Composé d’un Président (Ousmane Issoufi Maiga), un Vice-président, un Rapporteur général, un Rapporteur général adjoint et de Membres, ce comité rendra compte directement au président de la transition. Fait remarquable : Ils sont au nombre de 140 issus de toutes les communautés et de toutes les confessions religieuses. L’ancien premier ministre Ousmane Issoufi Maiga en est le président.
Selon le décret, le Président du Comité va diriger, coordonner et contrôler les activités de cet organe et en rendre compte au Président de la transition. Le décret précise en outre que l’organe «élabore aussi les termes de référence du dialogue et les soumet à l’approbation d’un atelier national qu’il organise.»
Le comité «assure également la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités du dialogue à l’intérieur du pays et à l’extérieur.» Le décret portant création de ce comité entérine la dénonciation par les autorités de Bamako de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, longtemps considéré comme primordial pour la stabilisation du Mali, en proie à l’insécurité depuis 2012. Dans une vidéo publiée vendredi 26 janvier sur les réseaux sociaux, le chef du gouvernement Choguel Kokalla Maïga a déclaré : «désormais, il y a plus de négociations en dehors de Bamako. On ne va plus dans un pays étranger parler de nos problèmes.»





Mali



![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
![Tribune | Femmes et pouvoir : le poids des institutions, de la culture et des trajectoires individuelles [Par Pr. El Hassane Hzaine] À l'image de l'entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d'une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l'aboutissement d'une trajectoire historique et juridique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fatima-450x232.jpg)
