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Plus de 30 millions de petits exploitants agricoles exercent leur activité en Afrique subsaharienne. Ils représentent 80 % des exploitations et produisent 70 % de l'alimentation de la région (FIDA). Pourtant, nombre d'entre eux ont un accès limité au financement, aux intrants de qualité, aux acheteurs fiables et à l'information sur les marchés. Parallèlement, ils figurent parmi les populations les plus exposées aux changements climatiques et aux aléas climatiques, qui menacent les récoltes, les revenus et la sécurité alimentaire.

Swedfund investit 12 millions de dollars dans le fonds Acumen Resilient Agriculture Fund II (ARAF II). Cet investissement soutient la croissance des entreprises agroalimentaires en Afrique, contribuant ainsi au renforcement des chaînes de valeur agricoles. En améliorant l'accès aux marchés, au financement et aux services essentiels, ces entreprises aident les petits exploitants agricoles à mieux résister aux chocs climatiques et économiques.

La qualité pour se différencier de la concurrence

Dans la plupart des filières exportatrices africaines, la qualité est traitée comme une frontière à franchir : on se conforme au minimum nécessaire pour accéder au marché, puis on passe à autre chose. L’enquête ITC-CPCCAF menée en 2018 auprès de plus de 9 000 entreprises d’Afrique francophone le formule sans détour : les normes y restent sous-utilisées comme instruments de stratégie concurrentielle. Le résultat est connu.

Le déficit énorme africain vis-à-vis de la Chine réside moins dans les barrières douanières que dans la faiblesse des capacités industrielles africaines et le manque de transformation locale des ressources naturelles.

Au premier semestre 2026, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont franchi un nouveau cap, dépassant les 200 milliards de dollars. Derrière cette performance record se cache toutefois une réalité moins reluisante : le déficit commercial du continent avec son premier partenaire commercial continue de se creuser, révélant la persistance de déséquilibres structurels que les mesures tarifaires de Pékin peinent encore à corriger.

L'Afrique a attiré moins d'IDE en 2025 que l'année précédente. Pourtant, la tendance de fond est que les investisseurs continuent de se positionner dans des secteurs qui deviennent de plus en plus importants pour l'économie. Les flux IDE sur le continent ont atteint 70 milliards de dollars, bien en deçà des 94 milliards enregistrés en 2024, dont le bilan avait été biaisé par un petit noyau de grosses opérations. Pour la Cnuced, 2025 constitue le troisième meilleur millésime depuis 1990 en termes d’investissements directs étrangers en Afrique.

Les flux des investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté de 6 % pour atteindre 1.600 milliards de dollars en 2025, mettant fin à deux années de recul, indique le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 publié par ONU Commerce & Développement (l’ex-Cnuced).

Xavier Niel franchit une nouvelle étape dans la construction de son empire des télécommunications. Le 10 juillet, Vega, la holding d’investissement détenue par le groupe familial Niel, a signé un accord contraignant avec Emirates Telecommunications Group (e&) pour acquérir l’intégralité de sa participation dans Vodafone Group.

En rachetant les 16,2 % de Vodafone détenus par le groupe émirati e&, Xavier Niel s’apprête à devenir le premier actionnaire de l’opérateur britannique. Une opération de 4,4 milliards de livres sterling qui conforte son statut de poids lourd mondial des télécoms et lui ouvre une exposition accrue aux marchés africains, désormais au cœur de la stratégie de croissance de Vodafone.

Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.

Lorsqu’une nouvelle gamme importée arrive sur un marché africain, le premier rapport commercial met souvent en avant les unités écoulées, le chiffre d’affaires et le nombre de points de vente servis. Ces données répondent à une question utile : le produit a-t-il commencé à circuler ? Elles ne disent pourtant pas si cette circulation peut durer. Un lancement peut afficher de bonnes ventes tout en accumulant des factures non encaissées, des retours sans diagnostic, des ruptures dans une ville et du surstock dans une autre. Le tableau de bord initial doit donc rendre visibles les exceptions qui empêchent une vente de devenir un réassort sain.