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Mécaniciens, ferrailleurs, ouvriers, conducteurs de moto-taxis, vendeurs de rue : ils n'hésitent pas à investir les moindres recoins susceptibles d'accueillir leurs activités. L'AFP est allée à leur rencontre dans plusieurs villes du continent, où leurs services abordables en font des acteurs économiques incontournables du quotidien.

Trottoirs, zones d'habitation, espaces publics : d'Abidjan à Dakar en passant par Abuja, les commerces informels continuent de fleurir dans les villes africaines, sous le regard parfois impuissant des autorités. Face à la pauvreté, au chômage ou aux lourdeurs administratives, des dizaines de millions d'Africains, en quête d'un avenir meilleur, se tournent vers le travail informel pour joindre les deux bouts, hors du contrôle des États.

Lorsqu'une entreprise africaine étudie une marque chinoise, cette période ne commence pas toujours à l'arrivée de la marchandise. Un acompte peut être dû avant la production. Le solde peut courir depuis la date de facture ou d'expédition. Le fret, l'assurance, les droits, les taxes, la manutention et la distribution locale suivent chacun leur propre calendrier. Les clients, eux, peuvent payer bien après avoir reçu les produits.

Un délai de paiement accordé par un fournisseur peut rendre une importation immédiatement plus attractive. Trente, soixante ou quatre-vingt-dix jours semblent réduire le besoin de financement. Pourtant, le délai n'améliore la trésorerie que s'il couvre réellement la période entre les décaissements liés à la commande et les encaissements issus des ventes locales.