Le Malawi se rapproche d’un retour en grande pompe du cercle très fermé des fournisseurs mondiaux d’uranium. Le groupe Lotus Resources, propriétaire de la mine Kayelekera, a annoncé lundi 26 octobre avoir obtenu la dernière autorisation réglementaire nécessaire à une première exportation de sa production, plus d’un an après la relance de ce projet. L’expédition est prévue en novembre depuis le port de Walvis Bay en Namibie, à destination d’une installation de conversion d’Orano en France.
Pour le Malawi, cette perspective dépasse le seul redémarrage d’une exploitation. Selon la Banque mondiale, les exportations d’uranium ont rapporté 169,9 millions de dollars en 2013, avant de tomber à 40,4 millions en 2014, année de suspension des opérations.
Face à la baisse des cours mondiaux du combustible consécutive à l’incident survenu à la centrale de Fukushima au Japon en 2011, la mine de Kayelekera a en effet été placée en régime de maintenance et entretien.
La reprise de la production à l’été 2025 n’a cependant pas immédiatement rétabli ces flux commerciaux.
Sans accès à la mer, le Malawi dépend d’un parcours traversant d’autres pays pour acheminer son uranium vers ses clients internationaux.
L’autorisation délivrée par l’Autorité nationale de radioprotection namibienne complète désormais les principales approbations obtenues au Malawi, en Zambie et en Namibie. Quatre conteneurs contenant du concentré d’uranium, doivent quitter Kayelekera dans les tout prochains jours, indiquent les autorités malawites. Les dernières inspections et approbations propres à cette expédition sont en cours.
Détenue à 85 % par Lotus et à 15 % par l’Etat malawite, Kayelekera vise à terme une production régulière de 2,4 millions de livres (1100 tonnes) par an. Par comparaison, la mine alors exploitée par Paladin Energy a livré 10,9 millions de livres entre 2007 et 2014.









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