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C'est un véritable tournant stratégique pour le Burkina Faso. Face au défi historique de la fracture énergétique qui pénalise son développement économique et social, l'État burkinabè voit grand, très grand. Le pays vient de formaliser une feuille de route financière et technique colossale : mobiliser la somme de 6 235 milliards de francs CFA (soit environ 10,39 milliards de dollars US) afin de métamorphoser son paysage énergétique à l'horizon 2030.

Le gouvernement burkinabè engage une offensive énergétique sans précédent. Dans le cadre de son nouveau Pacte national de l'énergie 2026-2030, le pays ambitionne de mobiliser plus de 10,3 milliards de dollars US pour raccorder près de 18 millions de personnes additionnelles au réseau électrique d'ici la fin de la décennie.

Promulguée début juin, par le président Daniel Chapo, cette législation est présentée par ses initiateurs comme «un levier destiné à renforcer la gestion des ressources stratégiques dans l’intérêt national.» Elle s’accompagne également d’une interdiction d’exporter des produits miniers bruts ou semi-transformés, sauf dérogation exceptionnelle conditionnée à la présentation d’un plan de transformation locale.

Pour faire fuir les investisseurs, on ne peut pas trouver meilleure idée. Une loi qui vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale au Mozambique impose une participation gratuite du Trésor de 15 % dans tous les projets miniers. Ce montage qui ressemble à un racket, risque d’effrayer les investisseurs et de porter un coup dur à l’attractivité du secteur, s’alarme la Chambre des Mines du pays. son vice-président, Geert Kolk, a mis en garde les autorités en marge d’une Conférence minière chez le voisin zimbabwéen.

C’est à l’Atlantic Free Zone de Kénitra que s’est déroulée, ce 23 juin 2026, la cérémonie de pose de la première pierre de la nouvelle unité de LEONI Cable Solutions. D’un montant de 630 millions de dirhams (environ 60 millions d’euros), le projet marque une étape clé dans la stratégie d’expansion internationale du groupe, qui choisit le Maroc comme première base industrielle sur le continent africain.

Le groupe LEONI Cable Solutions franchit un cap stratégique majeur en choisissant le Maroc pour implanter sa toute première unité industrielle en Afrique. Installée à Kénitra, cette usine de nouvelle génération, dédiée aux câbles automobiles avancés, représente un investissement de 630 millions de dirhams et s’inscrit dans la montée en puissance du Royaume dans la filière automobile mondiale.

La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) franchit une étape majeure de son évolution avec l'entrée du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son capital. Approuvée le 17 juin 2026 à Abidjan par le Conseil d'administration de la BAD, cette prise de participation de 30 millions de dollars marque la première ouverture du capital de la BIDC à une institution internationale de financement du développement.

La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d'une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l'institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l'Afrique de l'Ouest.

Après trois jours de discussions, le sommet du G7, qui s’est achevé le 17 juin, a débouché sur une nouvelle déclaration consacrée aux minerais critiques. Réunis à Évian, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, aux côtés de plusieurs partenaires dont l’Australie, ont affiché leur volonté de réduire leur dépendance aux chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine.

En quête d’indépendance face à la domination chinoise sur les minerais critiques, les pays du G7 viennent de dévoiler une stratégie ambitieuse de sécurisation des approvisionnements. Derrière cette nouvelle feuille de route se dessinent des opportunités majeures, mais aussi des défis de taille pour les producteurs africains, désormais au cœur de la bataille mondiale des ressources.

La compagnie pétrolière publique angolaise Sonangol a finalisé un financement de 2,65 milliards de dollars auprès d’un consortium composé de quatre banques étrangères. L’information a été confirmée mardi 16 juin par un porte-parole de l’entreprise à Reuters.

Face à l’érosion de sa production de brut et à des besoins d’investissement colossaux, la compagnie pétrolière publique angolaise Sonangol vient de sécuriser un financement de 2,65 milliards de dollars auprès d’un consortium bancaire international. Une opération stratégique qui s’inscrit dans une vaste offensive de levée de fonds destinée à soutenir un secteur vital pour l’économie du pays.