L’accès des femmes aux plus hautes fonctions exécutives a longtemps été exceptionnel et limité à des figures de proue : Sirimavo Bandaranaike au Sri Lanka dès 1960, Margaret Thatcher au Royaume-Uni, Benazir Bhutto au Pakistan, Megawati Sukarnoputri en Indonésie, Chandrika Kumaratunga au Sri Lanka, Sheikh Hasina au Bangladesh (seule rescapée de la famille décimée du premier président du Bangladesh, Sheikh Mujibur Rahman), Cristina Fernández de Kirchner en Argentine. Ces trajectoires exceptionnelles sont principalement le résultat de contextes de rupture politique ou d’héritages dynastiques, sans instaurer une norme durable.

À l’image de l’entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d’une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l’aboutissement d’une trajectoire historique et juridique.
Remontons le temps. Dès le VIIᵉ siècle, la reine amazighe Dihya exerce un pouvoir politique et militaire important en Afrique du Nord lors de la conquête arabe ; puis mentionnons Kenza al-Awrabiya, fille du chef des tribus amazighes Awraba et épouse d’Idriss Iᵉʳ, qui aurait joué un rôle politique considérable autour du jeune Idriss II ; puis, au XIᵉ siècle, Zaynab an-Nafzawiyya joue un rôle décisionnel dans la consolidation de l’empire almoravide ; au XVIᵉ siècle, Sayyida al-Hurra gouverne Tétouan et supervise les routes maritimes de la Méditerranée occidentale ; et au XVIIIᵉ siècle, Khnata bint Bakkar, épouse influente de Moulay Ismaïl, arbitre les successions au sein de la dynastie chérifienne alaouite.
Le basculement quantitatif intervient en 2002, avec l’introduction de quotas législatifs (mesures imposant un pourcentage minimal de femmes candidates ou élues) : la représentation féminine au Parlement passe de 0,6 % à plus de 10 % en un seul scrutin. L’article 19 de la Constitution de 2011 inscrit le principe de parité dans le cadre constitutionnel et, en 2024, le royaume compte 24 % de femmes ministres et 26 % de députées. La nomination de 2026 couronne ainsi deux décennies d’institutionnalisation progressive.
Ce rappel historique éclaire un point essentiel : la nomination d’une femme à la tête du gouvernement relève d’une institutionnalisation tardive plutôt que d’une rupture culturelle.
La féminisation des exécutifs : tendances mondiales et contrastes régionaux
Notre radioscopie repose principalement sur les données du recensement « Who Gov » (dataset de l’Université d’Oslo), qui dénombre 60 458 ministres dans 177 pays depuis 1966. La part mondiale de femmes ministres est passée de 6 % en 1990 à 23,3 % en 2024. Trois phases se distinguent : un décollage lent entre 1990 et 2000 (6 % à 11 %), une accélération entre 2000 et 2010 (11 % à 16 %), puis un ralentissement entre 2010 et 2024 (16 % à 23 %), marqué par une stagnation depuis 2020. Le rythme annuel moyen est passé de 0,7 point durant les années 2000 à 0,5 point aujourd’hui. À ce rythme, la parité au sommet de l’exécutif mondial ne serait atteinte qu’après 2070.
Le décollage des années 2000 s’explique principalement par la diffusion des quotas : entre 1995 et 2010, plus de cent pays en adoptent. Depuis 2015, la dynamique s’essouffle : les pays susceptibles d’adopter des quotas l’ont fait, les autres résistent, et plusieurs gouvernements populistes — en Inde, au Brésil, en Hongrie, aux États-Unis — ont réduit la part de femmes dans leurs gouvernements. La Hongrie est ainsi passée de 10 % à 5 % de femmes ministres entre 2010 et 2024, sans plus aucune femme dans les portefeuilles régaliens.
L’analyse désagrégée révèle par ailleurs trois effets mesurables de l’application d’une loi de quota : une augmentation de la taille totale du gouvernement (+0,8 à +0,9 poste) ; une hausse du nombre absolu de femmes ministres (+0,6 à +0,7 poste) ; une stabilité du nombre absolu de ministres hommes.
Entre 1990 et 2024, la représentation des femmes dans les exécutifs a connu une progression structurelle à l’échelle mondiale comme dans les pays musulmans (OCI). La proportion de femmes ministres passe ainsi de 6,0 % à 23,3 % au niveau mondial, contre 2,1 % à 11,1 % au niveau de l’OCI. Cette évolution traduit une féminisation progressive des élites gouvernementales, mais selon des rythmes et des niveaux différents. L’OCI connaît une progression particulièrement importante en termes relatifs — sa représentation féminine est multipliée par plus de cinq —, ce qui témoigne d’une transformation institutionnelle réelle plutôt que d’une simple stagnation. Toutefois, cette dynamique ne débouche pas encore sur une convergence avec la moyenne mondiale : l’écart passe de 3,9 points en 1990 à 12,2 points en 2024.
Il y a lieu, pourtant, d’avertir le lecteur que la présence numérique des femmes ne mesure pas directement leur « pouvoir politique effectif » ; elle renseigne uniquement sur la féminisation des gouvernements, sans distinguer les portefeuilles stratégiques, l’influence sur l’agenda gouvernemental ou l’accès aux centres réels de décision. La véritable mesure de la transformation serait de savoir si leur progression s’accompagne d’un accès accru aux ministères régaliens, aux fonctions de premier plan et aux mécanismes de décision.
Configurations institutionnelles, styles et parcours individuels
Le cheminement des femmes pour briser le plafond de verre politique dans les appareils partisans suit deux trajectoires bien distinctes. D’un côté, les pays qu’on peut appeler « push », où l’impulsion vient d’en haut : les élites imposent des quotas ou des réformes pour des raisons stratégiques, souvent liées à la légitimité politique ou à l’image internationale. C’est le cas des pays d’Afrique du Nord, du Pakistan en Asie ou encore du Koweït au Moyen-Orient, où les gouvernements ont ouvert des espaces de représentation féminine pour afficher une modernisation. De l’autre côté, les pays « pull », où la dynamique est née d’en bas : mobilisations sociales, mouvements féministes et pressions internationales ont « tiré » les femmes vers la sphère politique. Le Rwanda, sorti d’un conflit dévastateur, détient aujourd’hui le record mondial avec 68 % de femmes parlementaires. En Amérique latine, l’Argentine et le Mexique ont vu leurs lois de parité émerger sous la pression des mouvements féministes. Les pays scandinaves, comme la Suède ou la Norvège, illustrent une culture égalitaire qui a favorisé une représentation féminine élevée sans quotas imposés par le haut.
Le croisement des pays sur deux axes — niveau de soutien institutionnel et degré de dépendance à l’estime de soi (confiance en sa propre capacité à agir en politique) — produit quatre configurations.
• « Les modèles réussis » (fort soutien, faible dépendance) rassemblent les systèmes ayant dépsychologisé l’accès aux mandats (Tunisie, Maroc, Sénégal, Émirats arabes unis). Au Sénégal, la loi de 2010 a produit un effet de normalisation tel que l’ambition politique y est devenue un choix rationnel ordinaire.
• « La résilience » (fort soutien, forte dépendance) correspond aux cadres où les règles existent mais subissent des variations d’application (Turquie). La confiance individuelle y demeure indispensable.
• « Le plafond de verre » (faible soutien, forte dépendance) regroupe les pays dépourvus de quotas contraignants, où l’accès au pouvoir exige un capital psychologique exceptionnel (Nigéria, Japon, Pakistan). Cette configuration est la plus inégalitaire : elle sélectionne la confiance plus que le talent.
• « La stagnation » (faible soutien, faible dépendance) : aucune dynamique collective d’accès aux fonctions politiques ne se produit en l’absence de cadre institutionnel. Sans quotas, on ne génère que des héroïnes solitaires — Bandaranaike, Thatcher, Bhutto, Megawati —, jamais une norme.
Il serait également opportun de passer du niveau macro au niveau micro pour présenter les profils de femmes ministres ; deux classifications sortent du lot. La typologie ECPR met l’accent sur les comportements et styles : certaines femmes sont présentes surtout pour l’image et la caution politique ; d’autres adoptent un style thatchérien, en se conformant aux codes masculins pour asseoir leur légitimité ; enfin, certaines sont gender-friendly, assumant une identité politique axée sur l’égalité et la transformation institutionnelle. La typologie par trajectoires, elle, insiste sur les chemins d’accès : certaines arrivent par la voie parlementaire, souvent grâce aux quotas ; d’autres sont recrutées pour leur expertise technocratique ; certaines sont nommées pour leur loyauté partisane ; et d’autres encore suivent des trajectoires symboliques, liées à des considérations d’image (ECPR, Cabinets and Gender, Joint Sessions, 2010 ; Barnes et al., 2026, Gender quota laws and women in cabinets, Journal of Politics).
Femmes, islam et pouvoir politique : dépasser le paradigme du déterminisme culturel
L’écart de représentation féminine entre pays musulmans et le reste du monde s’est creusé — de 1,6 point en 1990 à 12,2 points en 2024 — et cela avait nourri la thèse controversée d’une « exception islamique » (Fish, 2002 ; Hudson & den Boer, 2004), selon laquelle la culture politique musulmane freinerait par nature la démocratie et l’autonomie féminine. La littérature récente invalide cependant ce déterminisme culturel au profit de facteurs structurels.
La recherche de Coffé et Dilli (The gender gap in political participation in Muslim-majority countries, 2014) met en évidence un constat clair : dans les pays à majorité musulmane, les femmes participent moins à la vie politique que les hommes, et cet écart s’explique principalement par des facteurs individuels et sociaux plutôt que par la culture ou les caractéristiques structurelles des États. Les auteurs montrent que l’éducation, l’emploi et le revenu jouent un rôle déterminant : les femmes moins instruites ou moins présentes sur le marché du travail disposent de moins de ressources et de confiance pour s’engager. De plus, leur intérêt pour la politique est souvent plus faible, conséquence d’une socialisation qui les oriente vers la sphère privée et d’un manque de modèles féminins visibles.
Cette dynamique peut être nuancée selon le milieu de vie. En milieu rural, la participation politique des femmes se manifeste surtout à travers des formes communautaires d’engagement, motivées par une logique d’autonomisation collective et de reconnaissance sociale. En revanche, dans les milieux urbains, l’implication politique repose davantage sur des motivations personnelles ou familiales (héritage politique, entourage familial politisé, cooptation dans des réseaux existants), le tout nourri par un niveau d’éducation élevé, une ouverture culturelle plus marquée et la volonté de dépasser le « plafond de verre » qui limite leur accès aux sphères décisionnelles (un constat identique a été observé par une étude empirique — par questionnaire — réalisée par Imane Hzaine sur l’entrepreneuriat féminin en 2017 auprès de femmes d’affaires africaines, mémoire de master, Kedge Business School).
Ainsi, la participation politique féminine résulterait en fait d’une interaction entre les dimensions macro-institutionnelles (quotas, politiques publiques) et micro-sociales (éducation, confiance en soi, reconnaissance). Les quotas ne se limitent pas à corriger une inégalité numérique : ils transforment les représentations sociales et psychologiques, permettant aux femmes de convertir leurs motivations individuelles en ambitions politiques affirmées.
L’Afrique à deux vitesses
L’évolution de la participation politique des femmes en Afrique se caractérise par deux dynamiques distinctes. En Afrique du Nord, les avancées reposent principalement sur l’adoption tardive de quotas électoraux, souvent imposés par les élites politiques dans une logique de légitimation et de contrôle social.
Ces mesures, introduites « par le haut », visent à projeter une image de modernité et à neutraliser certaines oppositions, notamment islamistes. L’Algérie illustre bien ce processus, avec une progression rapide après 2012, mais les taux de représentation féminine y demeurent globalement inférieurs à ceux observés plus au sud. La religion musulmane n’a pas constitué un obstacle décisif, comme le scandent certains islamophobes.
À l’inverse, l’Afrique subsaharienne incarne une dynamique « par le bas », portée par la mobilisation des femmes elles-mêmes et par les pressions internationales. Les contextes post-conflit ont favorisé des réformes constitutionnelles ambitieuses et une volonté d’inclure les femmes dans la reconstruction politique et sociale. Le Rwanda en est l’exemple le plus emblématique, avec un record mondial de 68 % de femmes parlementaires, tandis que l’Ouganda, l’Éthiopie ou l’Afrique du Sud ont également vu une forte présence féminine dans les ministères et les parlements. Ici, la diversité religieuse n’a pas constitué un frein majeur ; ce sont surtout les coalitions féminines, locales et transnationales, qui ont transformé les crises en opportunités, en s’appuyant sur des ONG internationales et des institutions régionales comme la SADC ou l’Union africaine.
Ainsi, l’Afrique du Nord illustre une logique de push factors, où les élites imposent des quotas pour des raisons stratégiques, tandis que l’Afrique subsaharienne reflète des pull factors, où la demande sociale et la mobilisation féminine attirent les femmes vers la sphère politique. Cette différence explique pourquoi les taux de représentation féminine sont plus élevés et plus durables au sud du Sahara. En somme, si l’Afrique du Nord a progressé grâce à des réformes imposées d’en haut, l’Afrique subsaharienne a connu une véritable transformation structurelle, inscrivant les femmes au cœur du processus politique.
La fabrique de l’ambition politique féminine
Ce que révèle l’analyse empirique des déterminants de la féminisation des exécutifs, c’est avant tout que l’ambition politique ne surgit pas du néant. Elle est le produit d’une combinaison entre un cadre institutionnel rassurant et une confiance intérieure solide des femmes. Au cœur de cette mécanique se trouve une variable pivot, souvent invisible mais déterminante : la légitimité perçue, qui transforme une simple opportunité légale en une vocation personnelle.
Cette recherche révèle en particulier le rôle du quota légal comme facteur de transformation. Les quotas, en garantissant une représentation institutionnelle des femmes, ont contribué à renforcer leur légitimité perçue et leur estime de soi, deux leviers essentiels de l’ambition politique. Le modèle d’équations structurelles montre que le quota légal agit à la fois directement et indirectement : il accroît la légitimité des femmes (β = 0,58), stimule leur estime de soi (β = 0,42) et, par ce biais, favorise l’émergence d’une véritable ambition politique (β = 0,45).
L’ambition politique des femmes repose donc sur deux leviers complémentaires : la légitimité perçue (sentiment d’avoir sa place en politique) et l’estime de soi (confiance que l’on a en ses propres capacités). La légitimité perçue joue un rôle central dans le passage des opportunités institutionnelles à l’engagement politique, tandis que l’estime de soi exerce l’effet direct le plus fort sur l’ambition politique (β = 0,52/0,58). Les quotas légaux, l’ouverture des partis à la dimension de genre et la démocratie libérale contribuent à renforcer cette légitimité, mais les effets des différents systèmes électoraux restent plus faibles et variables. Autrement dit, la présence de règles favorables ne suffit pas : les femmes doivent aussi se sentir légitimes et capables d’exercer le pouvoir.
L’analyse montre également que l’effet des institutions dépend du contexte politique et des ressources individuelles. Les quotas peuvent stimuler la participation, mais leur efficacité varie selon le système électoral et le niveau d’estime de soi. L’ambition politique féminine apparaît ainsi comme le résultat d’une interaction entre « opportunités institutionnelles, confiance personnelle et reconnaissance sociale ». Les institutions peuvent ouvrir la porte de la politique, mais la légitimité perçue et l’estime de soi donnent aux femmes la confiance nécessaire pour franchir le Rubicon.
Représentation de façade ou représentation effective
La part numérique des femmes ministres n’est pas un indicateur suffisant pour mesurer leur pouvoir à notre avis ; un pays peut afficher 40 % de femmes au gouvernement tout en les confinant à des secteurs « doux » et non régaliens (affaires sociales, condition féminine, culture, etc.) ; un autre peut n’en compter que 25 %, mais leur confier les Finances, l’Intérieur ou la Défense.
Le constat est de marbre : la répartition des portefeuilles ministériels révèle une ségrégation horizontale persistante, où les femmes restent concentrées dans les domaines de la santé et du social ou dans une catégorie de prestige intermédiaire (culture, environnement, commerce, tourisme), tandis que les ministères de souveraineté régaliens leur échappent massivement.
Les données mondiales les plus récentes sont sans appel : elles montrent que 87 % des ministères de la Défense et de l’Intérieur sont occupés par des hommes, de même que 84 % des Finances et 82 % des Affaires étrangères. À l’inverse, les portefeuilles les plus féminisés sont, sans surprise, Femmes et égalité des sexes (89,7 % de femmes), suivis des Affaires familiales et de l’enfance (73,5 %), des Affaires sociales (56,3 %), de l’Inclusion sociale et du développement (55,4 %) et de la Protection sociale (39,9 %). Les femmes sont également plus présentes dans des secteurs comme la culture (35,4 %), l’éducation (30,6 %) et le tourisme (30,5 %), tandis qu’elles demeurent très minoritaires dans les ministères de l’Énergie et des Mines (11,8 %), des Transports (9,7 %) et des Affaires religieuses (6,4 %). Cette distribution genrée des portefeuilles n’est pas anodine : elle limite l’accès des femmes aux décisions en matière de sécurité, de budget et de diplomatie, tout en les cantonnant à des domaines souvent perçus comme doux.
Par ailleurs, la littérature spécialisée et nos observations indiquent que la nature et la qualité des institutions comptent énormément dans la balance. Dans les régimes démocratiques, le mode de scrutin influence directement l’accès des femmes aux postes de pouvoir ; les systèmes majoritaires uninominaux, où un seul candidat est élu par circonscription, favorisent les hommes déjà installés et rendent plus difficile l’émergence de nouvelles figures féminines. À l’inverse, les systèmes proportionnels de liste, qui permettent l’élection de plusieurs candidats en fonction du pourcentage de voix obtenu, offrent davantage d’opportunités aux femmes, car les partis peuvent inclure des candidates sur leurs listes (pourvu qu’elles soient bien placées, en première ou deuxième position).
Dans les régimes autoritaires ou hybrides, même si des élections existent, elles sont souvent contrôlées par l’establishment en place ; les femmes peuvent y être présentes symboliquement, mais leur influence réelle reste limitée.
On peut déduire de ce qui précède que la présence de femmes aux gouvernements dépend moins de la culture que de l’architecture politique et de l’ingénierie électorale (forme du régime, mode de scrutin, quotas, modalités de recrutement du gouvernement, système des partis politiques) et des trajectoires individuelles des femmes, souvent motivées par l’estime de soi et la volonté de briser le plafond de verre.




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