Washington a décidé de fermer un peu plus la porte. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé mardi l’instauration d’une politique de restriction des visas visant certains responsables sud-africains. Une mesure qui accentue encore la tension dans des relations déjà électriques entre les deux pays.
Un motif foncier qui fait tache
Concrètement, les États-Unis ciblent les ressortissants étrangers jugés « responsables ou complices » de lois ou politiques permettant des saisies de terres sans indemnisation, une discrimination fondée sur la race ou l’incitation à la violence contre des minorités ethniques ou raciales en Afrique du Sud. L’administration Trump fustige depuis des mois la réforme agraire sud-africaine, qu’elle présente comme une menace pour la population blanche, ainsi que la procédure engagée par Pretoria contre Israël devant la Cour internationale de Justice au sujet de l’offensive à Gaza.
Pretoria dénonce une désinformation
De son côté, l’Afrique du Sud balaie ces accusations. Le président Cyril Ramaphosa a appelé à une mobilisation mondiale pour démentir les fausses informations faisant état de persécutions contre les Blancs, soulignant qu’aucune preuve de discrimination n’existe et que l’idée d’une supériorité raciale blanche menace l’unité du pays post-apartheid. L’ambassade sud-africaine à Washington n’a pas immédiatement réagi.
Un bras de fer qui s’inscrit dans la durée
Cette nouvelle salve s’ajoute à une série de tensions : réduction de l’aide américaine, proposition d’accueillir des Afrikaners blancs, expulsion de l’ambassadeur sud-africain et propos mensongers sur un prétendu génocide des Blancs. La déclaration de M. Rubio ne cite nommément aucun responsable, mais le message est clair : le différend foncier et racial est désormais un instrument de pression diplomatique directe entre Washington et Pretoria.





Afrique du Sud
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