Tous les articles qui parlent de Marco Rubio

À quelques encablures de ces discours, la réalité est moins flatteuse. L'Afrique vue de Washington, en cet été 2026, tient du paradoxe : courtisée pour ses minerais critiques et citée comme un eldorado démographique, elle est frappée sans ménagement dès qu'elle exporte ses textiles ou ses avocats. Voilà où en est la diplomatie économique américaine sur le continent : l'America First appliqué avec constance, parfois avec brutalité.

De la terrasse du Kennedy Center, on aperçoit le dôme du Capitole. À quelques rues de là, au Département d'État, on répète que l'Afrique est « la prochaine grande opportunité commerciale du monde. » Neuf des vingt économies les plus dynamiques de la planète sont africaines ; d'ici 2050, un humain sur quatre le sera aussi. Puissance d'achat projetée : plus de 16 000 milliards de dollars. Des chiffres que les planificateurs de l'administration Trump récitent comme une antienne.

Le couperet est tombé à New York. Dans une décision rendue vendredi, la juge fédérale Jeannette Vargas a déclaré illégale la politique mise en place par l’administration Trump le 21 janvier, qui avait conduit au gel des procédures de visas permettant à des étrangers de s’installer durablement aux États-Unis.

Nouvelle déconvenue judiciaire pour Donald Trump. Une juge fédérale de New York a invalidé vendredi la décision de l’administration américaine de suspendre, depuis janvier, les procédures de visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays. Une mesure que la magistrate juge contraire à la loi et prise au-delà des pouvoirs du secrétaire d’État, Marco Rubio.

La carte montrait le Nigeria, où Washington a déployé des centaines de soldats pour lutter contre le terrorisme, comme un pays enclavé dans le désert du Sahara. Le Mozambique, situé en Afrique australe, était déplacé dans la Corne de l'Afrique, tandis que la Côte d'Ivoire, en Afrique de l'Ouest, était placée à l'autre bout du continent. Même un élève du collège n’aurait pas commis une telle erreur.

Une carte du continent africain truffée d’erreurs sur la situation géographique de plusieurs pays, a été présentée par le Département d'Etat lors de la conférence mondiale sur le VIH qui s’est achevée ce vendredi 31 juillet à Rio de Janeiro, au Brésil. Ignorance, mépris ou bourde de plus dont est coutumière l’administration Trump, difficile de décrypter cette nouvelle gaffe. Toujours est-il que, elle a suscité l'indignation des participants, notamment des représentants de pays africains.

A la suite des informations relayées dans les grands quotidiens londoniens, les autorités de Maurice ont démenti avoir reçu de propositions de l’administration Trump concernant les îles Chagos. C’est le journal Telegraph qui avait indiqué que la Maison Blanche étudierait différentes options pour sécuriser l'avenir de l'archipel.

Situé dans l'océan Indien, l'archipel des Chagos est au centre d'un contentieux qui mêle héritage colonial, droit international, stratégie militaire et géopolitique. Alors que Londres s'était formellement engagé l’année dernière à reconnaître la souveraineté de Maurice sur ce territoire, il vient de faire une volte-face inattendue sous la pression des Etats-Unis.