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La guerre en Ukraine et la recomposition mondiale des puissances mettent l’Europe face à une vérité incontournable : la puissance ne se décrète pas, elle se structure et se défend. Comme le soulignait Pierre-Marie Gallois, pionnier de la réflexion stratégique française, la France ne peut se contenter de ressources militaires et diplomatiques : elles doivent être traduites en vision et en action politique.
Le débat sur le franc CFA ressurgit régulièrement dans l’espace public africain, souvent chargé de symboles et de passions. Pourtant, la souveraineté économique ne se décrète pas par une rupture monétaire. Elle se construit dans le temps long, par des institutions solides, des capacités productives réelles et des coopérations choisies. À l’heure où le continent explore de nouvelles architectures financières, l’idée d’une francophonie financière africaine mérite d’être posée avec lucidité.
La République et l’école : un universalisme sélectif Au XIXᵉ siècle, l’école républicaine a été un instrument majeur de diffusion de l’universalisme français, mais de manière sélective et hiérarchisée. Cette période montre comment l’école façonne les esprits tout en limitant l’accès aux savoirs essentiels. Jules Ferry et ses contemporains ont façonné un projet éducatif qui enseignait le français mais restreignait l’accès à l’histoire, à la géographie et à l’esprit critique. Comme Ferry, Père fondateur de l’identité républicaine, le déclarait en 1881 : «gardons-les (à l’école) jusqu’à l’âge de 14 ans, c’est assez, bien assez puisque nous ne voulons leur rendre familiers nos beaux programmes d’enseignement primaire, que nous ne voulons leur apprendre ni beaucoup d’histoire, ni beaucoup de géographie, mais seulement le français, le français avant tout, le français et rien d’autre.»
La candidature d’Amadou Lamine Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) retient l’attention bien au-delà des cercles littéraires. Lauréat du Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature française et héritier intellectuel de Léopold Sédar Senghor, il incarne l’ambition d’une francophonie qui se veut à la fois culturelle et humaine
Territoire éloigné mais stratégique, La Réunion incarne les tensions du XXIe siècle : dépendance énergétique, vulnérabilité climatique, absence de vision nationale.
Et si l’île devenait le point d’ancrage d’une stratégie francophone, écologique et géopolitique, dans l’océan Indien ?
Quand l’IA se met au service de la domination
Mais aujourd’hui, d’autres logiques guident le développement de l’intelligence artificielle. Certaines entreprises incarnent une conception radicalement opposée : celle d’une technologie conçue pour surveiller, contrôler et éliminer.
Comment relever les défis énergétiques de l’Afrique pour stimuler la croissance et la paix et en même temps, soutenir l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) visant à transformer l’Afrique en puissance mondiale de l’avenir ?
Juriste de formation, Lova Rinel Rajaoarinelina a travaillé plusieurs années à Madagascar auprès du Président de la République, notamment sur les enjeux énergétiques mais également sur l’industrie et les secteurs régaliens comme la défense et la sécurité. Forte de cette expérience, elle rejoint le Compréhensive Test Ban Treaty Organisation (CTBTO) puis la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), et se spécialise sur les enjeux géopolitiques de l’énergie et de la dissuasion nucléaire. Elle est l’auteure de plusieurs publications sur ces sujets. En France, elle est aujourd’hui membre du collège de la Commission de régulation de l’énergie. Dans cet entretien accordé a AFRIMAG, Lova Rinel Rajaoarinelina éclaire sur le renoncement de l’Afrique du Sud à l’arme nucléaire durant les années 1990, pour des raisons objectives et stratégiques, alors qu’elle aurait pu garder cette arme de dissuasion. Quant à l’Ukraine, en renonçant à ses armes nucléaires, elle croyait en la puissance du droit international et la qualité de la signature des puissances mondiales. Or, il n’en fut rien avec le délitement des valeurs qui ont contribué relativement à la paix ces 80 dernières années. Un entretien instructif !
Statisticien, responsable de la division statistique électricité et gaz au ministère de l’Aménagement du territoire, de la Transition écologique (MTES France), enseignant à l’Université Paris Dauphine. Dans cet entretien, Alexandru-Victor Andre apporte force argumentaire en faveur de l’énergie nucléaire civile pour le développement de l’Afrique
Au XVIe siècle, sous le règne du roi de France, Henri IV le Grand, son Surintendant des finances, le Duc de Sully, dans l’ouvrage «Les Œconomies royales,» évoque la France d’alors «Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou.» Cette citation fait un parallèle extraordinaire quand 65% des terres arables non cultivées dans le monde se trouvent en Afrique.
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![Édito | Aviation commerciale : le danger vient du cockpit [Par Jean-Louis Baroux] Tous ces chiffres pour prendre conscience des progrès considérables réalisés par ce secteur d’activité dans le domaine de la sécurité. Les appareils sont devenus tellement bien construits que la technique n’est plus en cause lors des accidents d’avion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fly-Dubai--320x145.jpg)

![Éclairage | Les investissements marocains à l’étranger et la réglementation des changes : cas des personnes morales – Partie II [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Pour rappel, nous avions présenté la définition réglementaire des investissements marocains à l'étranger, les conditions relatives à l'investissement et à l'investisseur, ainsi que les formes que peut revêtir l'investissement.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--320x170.jpg)

![Tribune | L’Allemagne, la France et l’Europe : un équilibre stratégique à reconstruire [ [Benoist Mallet Di Bento] L’Allemagne, avec son réarmement massif, sa souveraineté industrielle et son rôle central dans l’aide militaire et financière à l’Ukraine, s’affirme comme le pivot de l’Europe continentale. Sa position géographique, démographique et économique, associée à une proximité stratégique et culturelle avec les États-Unis d’Amérique, lui permet de combler le vide laissé par un Royaume-Uni sorti de l’Union européenne et par une France dont l’impéritie stratégique et économique a laissé le pays désarmé face aux enjeux du nouveau millénaire, au risque d’un jugement sévère de l’histoire.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/01/Merz-et-trump-.jpg)
![Éclairage | Du Franc CFA à la francophonie financière africaine : construire la souveraineté plutôt que la proclamer [Benoist Mallet Di Bento] Le franc CFA est devenu, au fil des années, bien plus qu’un instrument monétaire. Il est un symbole, parfois un exutoire, souvent un raccourci commode pour expliquer des difficultés profondes. À chaque crise politique ou sécuritaire, il revient au centre du débat, présenté tantôt comme un carcan, tantôt comme un vestige colonial à abattre pour accéder enfin au développement.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/01/FCFA-.webp)
![Tribune | Universalisme en question : de l’école républicaine à la francophonie, quelle voie pour un monde pluriel ? [Par Benoist Mallet Di Bento] Ce modèle, pensé comme émancipateur pour la métropole, a été exporté dans les colonies, contribuant à former des élites locales tout en maintenant une dépendance politique et culturelle.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/12/Devise--scaled.jpg)
![Tribune |Amadou Lamine Sall : un poète au service d’une francophonie stratégique ? [Par Benoist Mallet Di Bento] Dans sa lettre à la jeunesse sénégalaise, Sall rappelle que chaque citoyen est «une espérance, une étoile qui brille.» Ce message, qui parle à la jeunesse francophone des cinq continents, traduit sa volonté d’associer société civile et nouvelles générations aux dynamiques de l’OIF – condition essentielle pour renouveler et rendre pertinente l’action de l’organisation. Le retrait annoncé du Mali, du Niger et du Burkina Faso en mars 2025 a révélé les tensions politiques et diplomatiques croissantes avec certains pays membres. Cette rupture interroge le rôle, les limites et l’avenir d’une OIF confrontée à un monde multipolaire, plus concurrentiel et traversé par des fractures internes et régionales.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/Amadou-Lamine-Sall-.jpg)
![Tribune | Et si l’île de La Réunion devenait le laboratoire francophone d’un modèle énergétique ? [Par Benoist Mallet Di Bento] Le défi des cultures Le pape Benoît XVI, nous rappelle que «Le signe d’une haute culture est son ouverture, sa capacité à donner et à recevoir, sa capacité à se développer, à se laisser purifier et à devenir plus conforme à la vérité de l’homme.»](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/Lile-de-la-Reunion-a-travers-un-relief-riche-.jpg)
![Focus | IA, pour une francophonie, défenseure de la connaissance participative [ Par Benoist Mallet Di Bento] «Je suis venu pour dominer, écraser et anéantir» Cette phrase, qui semble tirée d’un roman dystopique, émane en réalité du Docteur Alex Karp, Président de la société américaine Palantir Technologies. Fondée en 2003 avec le soutien de l’agence de renseignement étasunienne, la CIA. Palantir s’est imposée comme un acteur central de l’analyse de données et de l’IA au service des gouvernements. Dans une lettre adressée fin avril à ses actionnaires, son Président revendique et assume que ses outils servent à «tuer nos ennemis.»](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/09/IA.jpg)




