Une approche qui soulève des questions essentielles pour le continent : comment les entreprises africaines peuvent-elles mieux intégrer les systèmes culturels de leurs marchés ? Comment les États peuvent-ils bâtir leurs propres récits sans copier des modèles extérieurs ? Et comment faire de la compréhension de l'autre un levier d'influence et de coopération ? Entretien !

À l’heure des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, la compétition entre entreprises, institutions et États ne se joue plus seulement dans le monde réel. Elle se joue aussi dans l’espace des représentations, des récits et des perceptions. Pour Karim Keita, fondateur de CHARISMA Institute, cette nouvelle dimension constitue un véritable « marché cognitif », où se construisent la confiance, l’attractivité et la légitimité. Une approche qui soulève des questions essentielles pour le continent : comment les entreprises africaines peuvent-elles mieux intégrer les systèmes culturels de leurs marchés ? Comment les États peuvent-ils bâtir leurs propres récits sans copier des…

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Dans un monde marqué par la mobilité des populations, la diversité culturelle et l'accélération numérique, la question des langues devient un enjeu majeur pour les systèmes éducatifs. Comment prendre en compte les réalités linguistiques des apprenants ? Comment concilier langues locales, nationales et internationales ? Comment faire du plurilinguisme un levier d'inclusion, de développement et d'innovation ? Le British Council souligne l'importance de construire des politiques et des pratiques éducatives sensibles aux enjeux linguistiques et adaptées aux contextes locaux.

À l’occasion des Assises européennes du plurilinguisme, organisées à l’Université Paris VIII, AFRIMAG a rencontré George Wilson, représentant du British Council, afin d’échanger sur les enjeux contemporains des politiques linguistiques et éducatives. Dans un monde marqué par la mobilité des populations, la diversité culturelle et l’accélération numérique, la question des langues devient un enjeu majeur pour les systèmes éducatifs. Comment prendre en compte les réalités linguistiques des apprenants ? Comment concilier langues locales, nationales et internationales ? Comment faire du plurilinguisme un levier d’inclusion, de développement et d’innovation ? Le British Council souligne l’importance de construire des politiques et des…

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AFRIMAG : Depuis la création de la Semaine l'Afrique des Solutions (SAS), votre regard sur ce que vous appelez « l'Afrique des solutions » a-t-il évolué ? Qu'avez-vous appris des premières éditions ? Léonce Houngbadji : Oui, profondément. Au départ, nous voulions surtout rendre visibles des initiatives et des réussites qui restaient insuffisamment racontées. Les premières éditions nous ont appris que l'Afrique des solutions ne se résume pas à une succession de belles histoires. Elle est beaucoup plus vaste, plus diverse et plus exigeante.

À l’occasion de la quatrième édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), les 23 et 24 octobre 2026 à Paris, Léonce Houngbadji revient sur l’évolution de cette initiative et sur les questions que soulève la mise en lumière des expériences africaines. Depuis sa création, la SAS cherche notamment à identifier et à faire connaître des initiatives développées sur le continent dans des domaines variés. Mais au-delà de leur visibilité se posent des enjeux de documentation, de transmission et d’adaptation à d’autres contextes. AFRIMAG : Depuis la création de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), votre regard sur ce que…

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L’essor de la téléphonie mobile en Afrique est souvent présenté comme l’exemple d’une trajectoire technologique différente de celle suivie par les économies industrialisées. Il montre qu’un territoire peut parfois développer un service en s’appuyant sur des infrastructures et des usages adaptés à ses réalités. Cette expérience ne se transpose pas mécaniquement à l’industrie, dont les besoins en capitaux, en compétences et en infrastructures sont différents. Elle invite toutefois à poser une question : certaines économies africaines peuvent-elles construire des modèles industriels fondés sur la durée, la réparation, le réemploi, le reconditionnement et la performance d’usage, sans reproduire toutes les étapes…

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Luc Doumont : Il ne s’agit ni de fermer les frontières ni de protéger indéfiniment des entreprises inefficaces. La protection doit être ciblée, temporaire et accompagnée d’engagements précis.

Dans Mondialisation : Le temps du réveil, paru en mars 2026 aux Éditions Glyphe, Luc Doumont interroge les fragilités d’une mondialisation confrontée aux crises sanitaires, géopolitiques et économiques. Inspecteur principal de 1re classe de la douane française, après vingt-et-une années passées au sein du service de la surveillance des douanes, il préside aujourd’hui l’Association internationale des douaniers francophones (AIDF). Pour AFRIMAG, nous avons choisi d’ouvrir avec lui une réflexion qui dépasse le seul constat des déséquilibres de la mondialisation : comment mieux répartir la valeur, renforcer les capacités productives africaines et construire de nouvelles formes de coopération dans l’espace francophone…

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À travers son travail sur le management des connaissances et aujourd'hui avec GEST, Jean-Louis Ermine défend une approche qui articule préservation, transmission et innovation. Une réflexion particulièrement éclairante pour l'Afrique, où de nombreux savoir-faire artisanaux, agricoles, culinaires ou culturels constituent encore des réservoirs de connaissances largement sous-documentés et sous-exploités. Alors que plusieurs pays africains cherchent à mieux valoriser leurs ressources endogènes, l'enjeu est peut-être moins de conserver ces savoirs comme les témoins d'un passé que de comprendre ce qu'ils peuvent encore produire pour l'avenir.

«De la préservation du patrimoine à l’innovation, un enjeu stratégique pour l’Afrique» Dans un monde où les territoires cherchent à mieux valoriser leurs ressources propres, les savoirs traditionnels constituent un patrimoine encore largement sous-estimé. Leur transmission, leur transformation et leur capacité à nourrir l’innovation posent des questions qui dépassent largement le seul champ culturel : elles touchent aussi au développement économique, à la souveraineté des territoires et à leur capacité à produire leurs propres réponses. C’est dans cette perspective qu’en tant que consultant en stratégie territoriale et intelligence culturelle, je me suis entretenu avec Jean-Louis Ermine, professeur émérite à l’Institut…

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AFRIMAG : Votre parcours personnel semble placé sous le signe du croisement culturel. Est-ce ce qui vous a conduit à vous intéresser à l'interculturalité ? Alexandre Wong : Je suis chinois par mon père et français par ma mère. Ce métissage a toujours représenté pour moi l'opportunité de ne pas rester prisonnier d'une identité figée et fermée. Pour autant, je ne me considère pas comme universel : je sais que j'appartiens à ces deux cultures, notamment à travers des expériences très concrètes. J'ai vu mes parents préparer des plats cantonais ou provençaux, et je continue moi-même à les cuisiner pour en retrouver le goût.

RSE, interculturalité et savoirs locaux : penser le développement à partir des territoires Philosophe, consultant et spécialiste de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de l’interculturalité, Alexandre Wong s’intéresse aux effets de la rencontre entre modèles de gouvernance, cultures et savoirs locaux. Dans cet entretien, il revient sur son parcours et s’interroge sur la manière dont les modèles contemporains de RSE peuvent se transformer au contact des réalités culturelles et territoriales africaines. Cet exercice s’inscrit dans la réflexion que je développe (Benoist Mallet Di Bento) autour de l’intelligence culturelle, des territoires et des relations entre cultures. Je propose ici un dialogue avec Alexandre Wong autour d’une question centrale : que se passe-t-il lorsque des modèles conçus dans un contexte culturel donné rencontrent d’autres systèmes de valeurs, de normes et de savoir-faire ?

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Les auditions des candidats ont permis de mesurer la diversité des parcours, des sensibilités et des propositions. Elles ont aussi révélé une question essentielle : au-delà des programmes présentés, quelle vision voulons-nous réellement porter pour la Francophonie du XXIᵉ siècle ?  

L’élection du prochain Secrétaire général de la Francophonie constitue un moment important pour l’avenir d’une organisation qui rassemble des peuples, des cultures et des continents. Cette élection intervient dans un contexte de profondes recompositions géopolitiques, d’accélération des mutations numériques, de transitions démographiques et climatiques, mais aussi de remise en question du multilatéralisme. Plus que jamais, la Francophonie est appelée à clarifier sa raison d’être et la contribution qu’elle souhaite apporter au monde.

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L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase : celle des modèles holistiques du monde (world models), capables d’intégrer texte, image, voix, geste et contexte pour simuler des environnements cohérents. Cette évolution n’est pas seulement technologique : elle redéfinit les équilibres de puissance. Qui modélise le monde façonne sa représentation. Qui encode les langues et les récits en fixe les cadres cognitifs.

La bataille pour la maîtrise des architectures cognitives mondiales a commencé. L’Afrique ne peut plus être simple spectatrice : elle doit devenir stratège et diplomate dans le déploiement de ses imaginaires, sur la scène numérique et culturelle globale. Qui modélise le monde façonne la puissance L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase : celle des modèles holistiques du monde (world models), capables d’intégrer texte, image, voix, geste et contexte pour simuler des environnements cohérents. Cette évolution n’est pas seulement technologique : elle redéfinit les équilibres de puissance. Qui modélise le monde façonne sa représentation. Qui encode les langues et les récits en fixe…

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