Des agents fédéraux ont perquisitionné lundi 13 octobre le domicile d’Ilhan Omar à Washington. La représentante démocrate du Minnesota, d’origine somalienne, est visée par une enquête du ministère de la Sécurité intérieure (DHS) sur les conditions de son acquisition de la nationalité américaine.

Une fixette devenue enquête
Tom Homan, le haut responsable chargé des expulsions d’immigrés sous Trump, a confirmé l’opération sur Fox News. « Nous savons que cette enquête a commencé il y a un moment. Il y a eu un mandat de perquisition exécuté ce matin et c’est tout ce que je dirai », a-t-il déclaré. Les agents du service d’enquêtes du DHS ont fouillé les documents présentés à l’époque par son père, décédé depuis, selon Fox News.
Ilhan Omar, 44 ans, était arrivée enfant aux États-Unis depuis la Somalie avec sa famille. Sollicités par l’AFP, ni le ministère de la Justice, ni le DHS, ni l’intéressée elle-même n’ont répondu dans l’immédiat.
Une cible de longue date
Donald Trump ne cache pas la haine viscérale qu’il porte à cette élue. « Elle vient d’un pays qui est considéré comme le pire pays du monde et nous explique comment diriger le nôtre. On devrait la foutre dehors. Elle est ici illégalement », lançait-il le 9 décembre 2025 à ses partisans. Elle représente tout ce que le président ne supporte pas : une femme, noire, musulmane, à l’aile gauche du Parti démocrate.
Cette perquisition intervient à trois semaines des élections de mi-mandat, qui s’annoncent difficiles pour les Républicains. Elle coïncide avec une offensive des ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure depuis plusieurs semaines, visant des étrangers ayant voté ou tenté de voter aux élections américaines. Donald Trump et son camp agitent régulièrement ce spectre, alors que la participation d’étrangers aux élections reste extrêmement marginale selon les statistiques officielles.
Avec AFP





Etats-Unis
Somalie





