L’ouverture du capital du groupe BGFI aux investisseurs institutionnels s’est achevée en apothéose, à en juger par l’engouement suscité par cette levée de fonds lancée le 15 septembre dernier. Dans un communiqué publié jeudi 15 octobre 2026, la holding bancaire annonce une sursouscription de la deuxième phase de son appel public à l’épargne, qui ciblait 80,56 milliards FCFA à l’origine. Cette augmentation de capital consistait en l’émission d’1 million d’actions nouvelles à 80 000 francs CFA l’action.
Une demande qui dépasse l’offre
La demande a de loin dépassé l’offre, « ce qui confirme l’intérêt des investisseurs pour la stratégie de croissance du groupe », se félicite son management. Cette deuxième phase de l’augmentation du capital fait suite à une première opération qui avait permis de mobiliser 45,32 milliards FCFA.
125,88 milliards FCFA levés au total
Au total, le groupe BGFI a levé 125,88 milliards FCFA, des ressources destinées à financer son plan de développement sur le continent. Le groupe entend porter la part du capital détenue par le public de 3,85 % à 10 %.
Un acteur de référence en Afrique centrale
L’appétit des investisseurs tient aussi aux performances et au potentiel d’un groupe devenu l’un des acteurs de référence dans le secteur bancaire en Afrique centrale. BGFIBank a enregistré une progression de 25 % de son total de bilan, porté à 7 428 milliards FCFA, tandis que son résultat net consolidé a atteint 133 milliards FCFA, en hausse de 9 %.
Trois nouvelles filiales d’ici 2030
Le groupe bancaire opère dans douze pays et emploie plus de 3 000 collaborateurs. Selon la note diffusée au marché, les capitaux mobilisés seront affectés à la consolidation du projet d’entreprise BGFI 2030. Celui-ci prévoit « le renforcement des activités sur les marchés prioritaires et la création de trois nouvelles filiales d’ici 2030. » L’idée est de renforcer les parts de marché actuelles au Gabon, au Cameroun, au Congo, en Côte d’Ivoire ou encore en République démocratique du Congo. L’ouverture du capital permet également de diversifier ses sources de financement et de renforcer les capacités financières de ses filiales, dans un secteur bancaire africain où la taille peut s’avérer être un facteur clé de compétitivité.





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