Tous les articles qui parlent de Gabon

Le 30 juillet 2026, le gouvernement a arrêté les conditions d'un Eurobond de 920 millions de dollars (près de 524 milliards de FCFA), soit 22,7 % de plus que l'objectif initial fixé à 750 millions de dollars.

En dépassant largement son objectif initial, Libreville signe son plus important retour sur les marchés internationaux depuis plusieurs années. Si cette levée de fonds de 920 millions de dollars marque un net progrès par rapport à l'opération de 2025, le coût de l'emprunt demeure élevé, reflet d'une confiance encore mesurée des investisseurs malgré les réformes engagées.

Le Programme de modernisation et de sécurisation (PMS) du Transgabonais entre dans une nouvelle séquence. Un accord de financement de 312 millions d'euros, soit près de 356 millions de dollars, a été signé entre Proparco, la Société financière internationale (SFI) et Setrag, concessionnaire du réseau ferroviaire gabonais.

Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son réseau ferroviaire. Proparco, la Société financière internationale (SFI) et la Société d'exploitation du Transgabonais (Setrag) viennent de conclure un accord de financement de 312 millions d'euros destiné à accélérer la rénovation de cette infrastructure stratégique. Objectif : restaurer les performances du Transgabonais, renforcer sa sécurité et accompagner les ambitions logistiques du pays à l'horizon 2029.

Le compte à rebours est lancé. En dévoilant, le 20 juillet, sa nouvelle feuille de route industrielle, Eramet anticipe le changement de paradigme imposé par le Gabon. Le pays, deuxième producteur mondial de manganèse, entend mettre fin aux exportations de minerai brut à partir de 2029 afin de capter une plus grande part de la valeur ajoutée générée par ses ressources minières.

À l'approche de l'interdiction des exportations de minerai brut annoncée par Libreville pour 2029, Eramet rebat ses cartes au Gabon. Le groupe français prévoit d'investir dans trois nouvelles unités de transformation du manganèse afin de renforcer sa présence industrielle et de s'ouvrir un accès à un marché encore embryonnaire mais stratégique : les matériaux destinés aux batteries des véhicules électriques.

Selon le communiqué officiel, le règlement de l'opération est attendu autour du 5 août. Les obligations arriveront à échéance en 2033, après une maturité de sept ans, assortie de trois années de grâce, durant lesquelles l'État ne remboursera que les intérêts avant d'amortir le principal.

L’échéance des livrables de deux audits sur les finances publiques arrive à grande vitesse et fait trembler tout Libreville en cette mi-juillet. D'un côté, le Comité d'audit et de consolidation des passifs exigibles de l'Etat, lancé le 17 juin dernier par le ministre de l'Economie Thierry Minko, doit livrer ses conclusions la semaine prochaine sur un stock de dette publique que les autorités elles-mêmes évaluent à environ 8.700 milliards FCFA, soit entre 70 et 74 % du PIB.

Pour la première fois, les gendarmes des marchés financiers de deux sous-régions s'assoient à la même table que le régulateur des marchés de l'assurance en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, avec un cadre permanent de concertation.

C’est un accord inédit qui a été conclu au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville lundi 6 juillet entre trois régulateurs de secteurs bancaire, boursier et des assurances de sous-régions de l’UMOA et de la CEMAC. En effet, la Commission de Surveillance du Marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) l'AMF-UMOA et la CIMA (Conférence interafricaine des Marchés des assurances) ont convenu de muscler leur coopération en marge d'un atelier consacré à la mobilisation de l'épargne au service de l'économie.

Ce repli s'inscrit dans une pression continue sur les obligations internationales du Gabon. Le 15 avril dernier, l'eurobond à échéance 2031 avait déjà enregistré son décrochage journalier le plus important en un an, perdant 2,99 cents sur le dollar pour s'établir à 84,40 cents, après la publication par le FMI de projections budgétaires plus dégradées qu'anticipées. La révision de Moody's intervient dans ce contexte, et pourrait orienter les titres vers de nouveaux niveaux encore plus bas.

Les obligations internationales du Gabon ont été chahutées en baisse jeudi 25 juin sur les marchés secondaires, au lendemain de la décision de l’agence de notation financière Moody's de réviser la perspective de crédit du pays de « stable » à « négative », tout en maintenant la note souveraine à Caa2, rapporte l’agence Reuters.

L'effort de rationalisation porte sur l'investissement, avec une réduction de 968 milliards FCFA. Cette contraction résulte d’une « meilleure hiérarchisation » des projets. Les projets ne disposant pas d'études de faisabilité ont été déprogrammés en veillant au maintien de ceux qui étaient dans les secteurs vitaux (santé, éducation, eau et électricité). Sur les 1.169 milliards de francs CFA de crédits budgétaires maintenus, 1 046,5 milliards proviennent des ressources propres du Trésor.

Le projet de loi de finances rectificative 2026 en discussion devant le Parlement depuis le 10 juin dernier, formalise un exercice de consolidation budgétaire destiné à restaurer la crédibilité de l'Etat, en ramenant le budget de 6.358,2 à 5.495,2 milliards FCFA, soit un ajustement de 862,9 milliards de francs CFA.

L'entreprise ambitionne en effet de doubler sa capacité pour la porter à 1,85 million de tonnes par an d'ici la fin de l'année grâce au déploiement d'une troisième ligne de production. CIMAF Gabon développe en parallèle un projet d'usine de broyage de calcaire estimé à 27 milliards FCFA. Cette  unité industrielle vise à exploiter les gisements nationaux afin d'atteindre l'autosuffisance en ciment.

Le chef de l’Etat gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a notifié aux dirigeants du groupe cimentier CIMAF appartenant à l’homme d’affaires marocain Anas Sefrioui, l’intention de l'Etat d'acquérir 20 % du capital de sa filiale locale. Cette démarche intervient alors que le cimentier, implanté au Gabon depuis plus de dix ans, s'apprête à changer de dimension.