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Cette initiative vise surtout à clarifier la destination effective des fonds empruntés sous le régime d’Ali Bongo au moment où les soupçons de détournements et gabegie mettent à mal la crédibilité du pays auprès des créanciers et des investisseurs internationaux.

Dans l’initiative de Libreville, le parallèle avec ce qui a été fait au Sénégal est inévitable malgré la différence des périmètres. En effet, le gouvernement gabonais a annoncé la création d'une commission spéciale dédiée à l'audit intégral de la dette publique. Cet audit s'étalera sur deux à trois mois et passera au crible la totalité des engagements financiers contractés par le Trésor entre 2016 et 2023. En gros, durant le dernier « septennat » de la dynastie Bongo.

Selon les deux parties, la transaction devrait être finalisée à l'été 2026. Le secteur du BTP est promis à un bel avenir avec l’intention des autorités d’accélérer la construction et la rénovation des infrastructures. En 2025, le secteur a été un des moteurs de la croissance avec un bond spectaculaire de 61,8 % du chiffre d’affaires au dernier trimestre.

C’est l’information qui aura marqué le début de semaine le monde économique au Gabon et qui est abondamment commentée dans les milieux d’affaires. Après soixante-seize ans de présence au Gabon, la société de BTP Colas, filiale du géant français Bouygues et qui rayonne dans plusieurs pays africains, se retire du marché gabonais. En effet, la société a cédé l'intégralité de ses actifs à la holding ACK, une firme détenue par l'homme d'affaires gabonais Alain Claude Kouakoua. Selon la rumeur qui enfle à Libreville, il se dit que Colas aurait été poussée à « faire la place à un enfant du pays » dans les chantiers de rénovation des infrastructures

L’introduction en Bourse de BGFI Holding Corporation s’achève sur un succès retentissant. Avec 7 601 souscripteurs répartis dans 24 pays et une forte mobilisation des investisseurs individuels, l’opération consacre la première multinationale cotée à la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC). Une avancée majeure pour le Groupe BGFIBank et pour l’ensemble du marché financier régional

Le petit commerce informel à Libreville ressent déjà les premiers effets de cette censure déguisée des réseaux sociaux. «Cette suspension revient à paralyser une part importante de l’activité économique et sociale du pays, dans un contexte déjà marqué par le chômage et le coût de la vie,» affirme Nicaise Moulombi, militant de la «société civile.»

En proie à une vague de grèves et de mécontentement populaire, le gouvernement gabonais a suspendu plusieurs plateformes de médias sociaux, invoquant «des craintes que les publications puissent nuire à la cohésion sociale et menacer la stabilité des institutions et la sécurité nationale,» indique l'Autorité de régulation des médias dans un communiqué publié ce mercredi 18 février.