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Cette décision, qualifiée par les autorités de démarche de «redressement et de transparence,» intervient pour répondre aux critiques récurrentes concernant le manque de clarté dans l’octroi des permis de recherche et d’exploitation minière. L’objectif est d’instaurer un nouveau cadre, plus exigeant et dénué de toute ambiguïté, pour le développement des ressources naturelles du pays.

Le gouvernement malien a initié une réforme majeure dans le secteur stratégique des mines. Par un arrêté cinglant daté du 13 octobre 2025, le ministère des Mines a officialisé l’annulation d’une centaine d’autorisations d’exploitation. Cette action radicale vise à rétablir la transparence et la rigueur dans l’attribution des titres miniers, un domaine souvent entaché par des soupçons d’irrégularités.

Dans son communiqué, le pouvoir militaire en place à Bamako a annoncé "l'arrestation d'un groupuscule d'éléments marginaux des forces armées de sécurité maliennes" qui cherchait selon elle à "déstabiliser les institutions de la République." "Ces militaires et des civils" auraient obtenu "l'aide d'États étrangers", accuse le gouvernement malien. Un ressortissant français a été arrêté, soupçonné de travailler "pour le compte des services de renseignement français", selon la junte malienne.

Cette accusation de la main étrangère dans la déstabilisation des institutions maliennes est matérialisée par l’arrestation d’un français soupçonné d’appartenir aux services secrets français. "L'arrestation d'un groupuscule d'éléments marginaux des forces armées de sécurité maliennes" cherchait selon la junte militaire au pouvoir à "déstabiliser les institutions de la République" avec "l'aide d'États étrangers"

«On espère que le Mali et les États-Unis pourront travailler ensemble pour faire face à cette lutte contre le terrorisme,» souline William B. Stevens, sous-Secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest au département d'État. Et d’expliciter sa pensée : les groupes terroristes tels que Al-Qaeda, l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS) et le groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans (JNIM) sont tous des menaces pour les États-Unis. «Al-Qaeda, l'EIGS et le JINIM sont en train de menacer les intérêts américains. Ce serait vraiment une aubaine pour les États-Unis de collaborer avec le Mali pour faire face à ces groupes terroristes.»

Les Etats Unis sur la voie de s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme au Sahel en général, au Mali en particulier. Cette annonce émane de William B. Stevens, sous-Secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest au département d'État et envoyé spécial des États-Unis au Sahel, au terme d'une visite au Mali (21 au 22 juillet)

Cette décision marque une escalade dans le différend qui oppose Barrick au gouvernement malien. Dans une première réaction, le groupe Barrick Mining a indiqué dans un communiqué que «cette action était injustifiée.» «Justice n'a été ni entendue ni rendue,» a déclaré à l’agence Reuters Issaka Keita, l'un de l’équipe de la défense de Barrick. L’exploitation du complexe de Loulo-Gounkoto, qui représentait 14 % de la production de Barrick Mining, est suspendue depuis janvier dernier en raison d'un conflit entre l'entreprise et le gouvernement malien au sujet des impôts et de la propriété. L’Etat malien actionnaire du complexe minier, avait demandé au tribunal de Commerce de Bamako de nommer un administrateur.

Le complexe minier de Loulo-Gounkoto où le groupe canadien Barrick Mining exploite des gisements d’or, a été placé lundi 16 juin sous le contrôle de l'Etat par un tribunal malien. C’est l'ancien ministre malien de la Santé, Soumana Makadji, qui va assurer les fonctions d'administrateur provisoire pour six mois, a indiqué le président du tribunal

Pour l’instant, Barrick n'a pas rendu publiques ses prévisions de production au Mali, mais les analystes avaient prédit que le Mali, 3ème producteur d’or en Afrique, contribuerait à environ 250.000 onces en 2025. Au cours des neuf premiers mois de 2024, la production au Mali a contribué à hauteur de 949 millions de dollars au chiffre d'affaires de Barrick. Dans un rapport d'analyste publié en décembre dernier, la banque d’affaires américaine Jefferies, estimait que si le complexe malien restait inactif, Barrick perdrait 11 % de son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements prévu pour 2025.

Dans ses prévisions d’activité pour le reste de l’année, le groupe canadien Barrick Mining a discrètement retiré l’activité du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto au Mali, au cœur d’un conflit avec Bamako, rapporte l’agence Reuters. Les activités sur ce complexe, l'un des plus grands actifs aurifères du groupe sur le continent, sont suspendues depuis janvier après que le gouvernement malien a bloqué les exportations d'or