Tous les articles qui parlent de Capital humain

Longtemps réduite à ses richesses naturelles et à son potentiel extractif, l’Afrique est avant tout riche de sa jeunesse. Près de 60 % des Africains ont moins de 25 ans – un avantage comparatif unique à l’échelle mondiale. Mais cet atout peut se transformer en risque si les systèmes éducatifs, sanitaires et d’employabilité ne sont pas adaptes pour en libérer la valeur. Le capital humain ne se limite pas à des talents bien formes académiquement. Il englobe l’ensemble des compétences, connaissances, aptitudes, savoir-faire et valeurs qui permettent à un individu d’être acteur de son destin, productif et engagé dans la société.

Alors que l’Afrique s’apprête à accueillir 25 % de la population mondiale d’ici 2050, la question du capital humain s’impose comme l’un des déterminants majeurs de sa trajectoire de développement. Au-delà des discours, investir dans les femmes et les hommes du continent n’estplus une option : c’est la condition préalable à l’accélération des Objectifs de Développement Durable (ODD) et à la transformation structurelle des économies africaines.

Le rapport CPIA 2025 évalue la qualité des réformes politiques et institutionnelles dans les pays d’Afrique subsaharienne bénéficiaires de l’aide de l’IDA pour l’année civile 2024. Il indique que la note moyenne de la région est restée similaire à celle de l’année 2023, soit 3,1 points (sur 6). La forte dynamique de réformes dans certains domaines a été contrebalancée par les mauvaises performances enregistrées dans la gouvernance, tandis que les améliorations sont concentrées dans les pays affichant déjà de bons résultats.

Le rapport annuel de la Banque mondiale sur l’Évaluation des politiques et des institutions (CPIA) en Afrique, publié le 10 juillet, fait état d’une note moyenne stable, tout en mettant en lumière l’urgence pour les gouvernements africains d’améliorer la fourniture des services essentiels afin de promouvoir une croissance inclusive et durable

Depuis 2020, le Maroc est confronté à de multiples défis, notamment la pandémie de Covid-19, les fluctuations des prix des matières premières, l’inflation, un séisme dévastateur et des sécheresses prolongées. En réponse, le pays a engagé des réformes ambitieuses, guidées par le Nouveau modèle de développement (NMD), afin de favoriser une croissance plus forte et équitable.

Le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 600 millions de dollars pour la troisième phase du programme de renforcement du capital humain pour un Maroc résilient ». Cette troisième et dernière opération vise à soutenir la résilience du Maroc face aux risques sanitaires, à améliorer le capital humain durant l’enfance, à réduire la pauvreté des personnes âgées et à renforcer la gestion des risques climatiques.