La majorité au pouvoir à Kinshasa a officiellement désigné son candidat pour la présidentielle de décembre 2023. Félix Tshisekedi a été unanimement plébiscité hier dimanche 1er octobre lors d’une grande manifestation organisée par l’Union sacrée, la coalition qui soutient le chef de l’Etat.
La présidence de ce congrès a été assurée par Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale. Félix Tshisekedi élargit davantage ses soutiens et confirme ses intentions pour ce scrutin. La cérémonie de ce dimanche 1er octobre revêtait un caractère purement symbolique, tant il n’y avait aucun suspense. L’UDPS, le parti de Félix Tshisekedi (ndlr : fondé par son père Etienne Tshisekedi), avait déjà porté son choix en faveur de Félix Tshisekedi. Les partis membres de l’Union sacrée de la nation avaient aussi fait de même dans leurs congrès.

Jean-Pierre Bemba, Vice-premier ministre et ministre de la Défense par exemple, avait annoncé la veille samedi qu’il n’avait pas l’intention de se présenter, marquant ainsi son soutien sans réserve à Félix Tshisekedi. Il s’efface ainsi en faveur de l’actuel Président, marquant un contraste avec ses intentions en 2018. Pour sa part, Vital Kamerhe, ministre de l’Economie et Président de l’UNC, s’était déjà prononcé dès mi-août, soulignant « qu’il était essentiel d’équilibrer les ambitions personnelles avec l’intérêt du groupe.»
D’autres figures politiques de premier plan, telles que Bahati Lukwebo, Président du Sénat, et Mboso Nkodia, Président de l’Assemblée nationale, ont également apporté leur soutien inconditionnel à Félix Tshisekedi.
Le rapport du congrès, rendu public dimanche, a confirmé l’engagement de tous les membres de l’Union sacrée à soutenir le candidat désigné avant, pendant et après son éventuelle élection. Conformément à sa charte, tous se sont également engagés à s’abstenir de toute «initiative susceptible de compromettre la réalisation de la vision et de l’action politique de la Haute autorité politique», à savoir Félix Tshisekedi. Mais la promesse n’engage que celui qui y croit.





République démocratique du Congo



![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
![Tribune | Femmes et pouvoir : le poids des institutions, de la culture et des trajectoires individuelles [Par Pr. El Hassane Hzaine] À l'image de l'entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d'une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l'aboutissement d'une trajectoire historique et juridique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fatima-450x232.jpg)
