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En 2024, la croissance globale du produit intérieur brut (PIB) du Maroc a ralenti à 3,2 %, sous l’effet de la sécheresse. Toutefois, la croissance non agricole a augmenté pour atteindre un taux estimé à 3,8 %, portée par la revitalisation du secteur industriel et le rebond de la formation brute de capital. L’inflation étant passée sous la barre des 1 %, Bank Al-Maghrib a pu amorcer un assouplissement de sa politique monétaire. La position extérieure du Maroc demeure stable, avec un déficit modéré du compte courant financé par des flux d’investissements directs étrangers croissants, soutenus par la solidité de la confiance des investisseurs. En dépit de pressions sur les dépenses, le ratio dette/PIB diminue progressivement.

Selon le dernier bulletin de la Banque mondiale en date du 26 mars, l'économie marocaine a fait preuve de résilience, affichant des tendances positives en 2024, malgré des défis importants. Les récentes précipitations ont permis d’atténuer les conditions de sécheresse, ouvrant la voie à des perspectives plus favorables pour le secteur agricole. D'après ce même document de la Banque mondiale pour le Maroc, intitulé Prioriser les réformes pour améliorer le climat des affaires, la croissance globale devrait atteindre 3,6 % en 2025

Sur la conjoncture économique, Bank Al-Maghrib se montre plutôt confiant. Selon ses prévisions, le PIB agricole marquerait un rebond de 16% cette année tenant compte d’une récolte céréalière attendue à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite accuser un repli de 7,6% en 2027 sous l’hypothèse d’un retour à une production céréalière moyenne. Pour les activités non agricoles, leur rythme devrait se consolider à 4,2% en moyenne en 2026 et en 2027, après 4,5% en 2025.

Pour son premier Conseil de la politique monétaire de l’année, Bank Al-Maghrib (ndlr : la Banque centrale du Maroc) a décidé de réduire pour la deuxième fois consécutive, et la troisième depuis juin 2024, son taux directeur de 25 points de base à 2,25%. Il prend ainsi à contrepied le microcosme des «experts» et des analystes locaux qui prédisaient tous, le statu-quo

Selon les prévisions du FMI, le PIB aurait progressé de 3,2 % en 2024, et la croissance devrait s'accélérer pour atteindre 3,9 % cette année car le PIB agricole rebondira après six années consécutives de sécheresse. Le secteur non agricole continuera de progresser dans un contexte de forte demande intérieure, indique le Fonds dans un communiqué. Une croissance plus forte devrait porter le déficit de la balance des paiements autour de 3%, tandis que l'inflation devrait se stabiliser à 2 %.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par le «Monsieur Maroc» du Fonds, Roberto Cardarelli, du 27 janvier au 7 février, brosse un bilan élogieux de la situation économique et des résultats des efforts d’assainissement budgétaire du Royaume