- Invité du Mois | Luc Doumont, Président de l’Association internationale des douaniers francophones : « L’Afrique ne doit pas être condamnée à demeurer un fournisseur de matières premières »
- Kenya | Énergie : Nairobi lance un projet de raffinerie de 15 milliards de dollars à Lamu
- Maroc | Législatives 2026 : une nouvelle configuration de la Chambre des représentants
- Afrique du Sud | Diplomatie : Mbeki pressenti pour dénouer la crise avec Washington
- Cameroun | Programme routier : la BAD exclut China Railway 20th Bureau Group pour pratique frauduleuse
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Commerce
Dans Mondialisation : Le temps du réveil, paru en mars 2026 aux Éditions Glyphe, Luc Doumont interroge les fragilités d’une mondialisation confrontée aux crises…
Après plusieurs mois de déficit, le commerce extérieur sénégalais amorce un spectaculaire redressement. En juillet 2026, les exportations ont bondi tandis que les importations ont reculé, permettant au pays de dégager un excédent commercial de 62,1 milliards de FCFA, soit environ 94,50 millions d’euros. Une embellie largement portée par le pétrole, l’or et les produits pétroliers.
Paiements | ZLECAf : le PAPSS passe à l’échelle, avec un volume de transactions en hausse de 1 000 %
Lagos, 11 septembre 2026. Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) entre dans une nouvelle étape de son développement. La plateforme, lancée officiellement à Accra en janvier 2022 sous l'égide d'Afreximbank et de l'Union africaine (UA), opère désormais dans plus de 30 pays répartis dans les cinq régions du continent. Elle connecte 24 banques centrales nationales et régionales, plus de 200 banques commerciales et prestataires de services de paiement, ainsi que 16 commutateurs. Rien qu'en 2026, une dizaine de pays supplémentaires ont rejoint l'écosystème, et une nouvelle vague d'expansion est annoncée d'ici la fin de l'année.
Après des mois d’incertitude, les exportateurs africains peuvent souffler. Le Congrès américain a validé, le 1er septembre, la prolongation de l’AGOA jusqu’à fin 2028. Un sursis bienvenu pour les industries dépendantes du marché américain, notamment dans le textile. Mais en choisissant une extension limitée à deux ans, Washington laisse intacte la principale inquiétude des investisseurs : que se passera-t-il après 2028 ?
L'Afrique commerce encore trop peu avec elle-même. Pourtant, le potentiel est colossal. Transformer nos matières premières sur place, industrialiser nos économies, libérer les investissements : tout passe par le renforcement des flux commerciaux entre pays africains. Et les chiffres commencent à parler.
De la terrasse du Kennedy Center, on aperçoit le dôme du Capitole. À quelques rues de là, au Département d'État, on répète que l'Afrique est « la prochaine grande opportunité commerciale du monde. » Neuf des vingt économies les plus dynamiques de la planète sont africaines ; d'ici 2050, un humain sur quatre le sera aussi. Puissance d'achat projetée : plus de 16 000 milliards de dollars. Des chiffres que les planificateurs de l'administration Trump récitent comme une antienne.
Le Canada imposera à partir du 8 septembre des droits de douane de 15 à 50% sur une série de produits américains et ripostera encore si son secteur automobile est touché par de nouvelles surtaxes des Etats-Unis, avec qui la guerre commerciale s'envenime.
Une nouvelle salve de droits de douane américains, fixée à 50 %, frappe le Canada depuis le samedi 22 août, après l'échec d'ultimes négociations avec Washington. Le Premier ministre Mark Carney répond par deux leviers : la conquête de nouveaux marchés et le lancement de grands chantiers d'infrastructures. Le défi est de taille : les États-Unis absorbent encore autour de 70 % des exportations canadiennes, contre environ 4 % pour l'Union européenne en juin.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) veut passer à la vitesse supérieure. Son secrétariat a conclu avec l'entreprise nigériane Bergmans Security Consultants and Supplies une concession de vingt ans, évaluée à 3,1 milliards de dollars, pour déployer un système douanier commun dans 50 pays. Derrière cette opération d'envergure, un enjeu central : transformer l'ambition du marché unique africain en échanges commerciaux bien réels.
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![Tribune | Commerce intra-africain : l’Afrique a la clé, il faut juste tourner la serrure [*Par Awani, Vice-présidente exécutive, Afreximbank] Selon le rapport Africa in Figures 2025 de l'Afreximbank, le commerce intra-africain a progressé de 5,4 % en 2024 pour atteindre 206,6 milliards de dollars. La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait encore accélérer la cadence.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Transbordement--320x168.jpg)






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