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Tous les articles qui parlent de Etihad Airways
C’est une constante dans le transport aérien depuis que les compagnies aériennes ont accepté de coopérer en échangeant leurs billets au travers des accords «Interline» qui datent de 1948 si ma mémoire est bonne. Mais depuis que ce secteur d’activité est entré dans le monde concurrentiel, les compagnies se rapprochent les unes des autres non seulement par des accords, mais surtout par des prises de participation et, voire même, des rachats.
C’est l’histoire d’un succès transformé en échec pour finir par devenir une réussite pour les transporteurs capables de le rentabiliser. Son histoire a commencé par une esquisse dès 1988 car il fallait à l’époque se positionner en face d’un Boeing triomphant. Pour autant il a fallu attendre 7 ans pour démarrer le projet en 1995 et 10 autres années avant de réaliser le premier vol le 27 avril 2005. La première compagnie livrée a été Singapore Airlines qui a réalisé le premier vol commercial le 15 octobre 2007
La compagnie émiratie a repris l’exploitation de la desserte entre Dubaï et Lagos deux ans après s’être retirée en raison du blocage de ses revenus par les autorités monétaires nigérianes. Le problème de devises étrangères ayant été réglé par la Banque centrale du Nigeria, plus aucun obstacle ne s’opposait à la reprise de son activité. Sa consœur Etihad Airways reprend aussi ses vols vers Lagos
La réponse devrait être simple : les compagnies aériennes, comme d’ailleurs toutes les sociétés, existent pour…
Il faut suivre attentivement l’actualité dans cette partie du monde, car il semble bien que…
Le transport aérien italien suscite toujours autant de convoitises mais pour autant toutes les tentatives pour le contrôler ont jusqu’à présent échoué. En fait cela concerne pour l’essentiel le trafic international car le transport domestique est passé dans les mains des compagnies « lowcosts » au premier rang desquelles Ryanair suivie par EasyJet. Tout cela parce que la compagnie nationale n’a pas été en mesure de défendre ses positions, rongée par des voltes faces successives liées aux nombreuses alternances gouvernementales. Il est cependant frappant de constater que la plupart des responsables gouvernementaux italiens ont cherché à se débarrasser d’un fardeau qu’ils n’arrivaient plus à porter sans pour autant se décider à aller au bout de leurs démarches. C’est ainsi que, du temps pas si lointain defeue Alitalia, des rapprochements ont été tentés avec KLM et Air France en 2001, Aéroflot en 2007, puis Air France encore en 2007, puis en 2011 un essai de fusion avec toujours Air France/KLM avant de laisser Etihad Airways prendre jusqu’à 49 % de la compagnie en 2014. Et je passe sur d’autres tentatives avortées dès le début des discussions, comme par exemple avec Lufthansa. Toutes les prises de participations n’ont pas permis de sauver une compagnie pourtant très prospère pendant les années 1970. Elle était à l’époque un des acteurs majeurs européens pour le transport international en opérant jusqu’à 186 appareils. Alors il a fallu se rendre à l’évidence sous la pression des autorités européennes lassées de voir l’état italien renflouer les caisses toujours vides par des prêts jamais remboursés. Et c’est ainsi que ITA (Italia TrasportoAereo Spa) a été créée en 2020 et qu’elle a repris les actifs et l’exploitation d’Alitalia en octobre 2021 en opérant une flotte d’une soixantaine d’avions. Et depuis, la danse du ventre a recommencé. Le gouvernement italien qui possède ITA n’a pas caché son intention de céder la compagnie. Et les candidats ne se sont pas fait attendre. Dès le 14 janvier 2022, Lufthansa et la compagnie de croisières suisse MSC ont fait une première offre de rachat complet, laquelle a été refusée par l’état italien qui souhaitant conserver un œil sur son transporteur national. Moins de deux mois après, le 10 mars 2022,un consortium composé d’Air France, Delta Air Lines et du fonds Certares proposait de prendre une forte participation minoritaire, seulement Air France était bloquée par les règles européennes qui obligent d’abord la compagnie à rembourser les prêts consentis par l’état pendant la traversée du Covid. Lufthansa est alors revenue le 31 août avec une proposition minoritaire qui a été refusée par le nouveau gouvernement. Et finalement le 19 janvier 2023, le transporteur allemand est revenu avec une nouvelle proposition plus minoritaire mais avec la possibilité de racheter l’intégralité d’ITA. Il semblerait que les pouvoirs publics transalpins soient enclins à accepter une telle offre, d’autant plus que Lufthansa a fait savoir que si celle-ci n’était pas retenue, elle porterait son intérêt sur TAP le transporteur portugais voire même sur SAS la compagnie scandinave en grande difficulté. Voilà où on en est. Et je me demande pourquoi faire preuve d’un tel acharnement pour prendre le contrôle d’ITA car ce n’est certainement pas dans l’intérêt de cette dernière, mais uniquement dans l’idée de capter le marché international italien pour le faire transiter par des aéroports étrangers. C’est d’ailleurs pourquoi le gouvernement est si réticent à boucler une opération dont le pays ne sortira certainement pas gagnant. Deux tentatives précédentes de rapprochement avec des transporteurs étrangers ont échoué. Air France qui avait pris toutes les précautions pour préserver l’amour propre italien n’a jamais pu réussir à organiser les opérations d’Alitalia en coordination avec les siennes. Il n’a jamais été possible par exemple d’unifier les systèmes de réservation et d’enregistrement. Etihad Airways de son côté s’est ruinée à injecter de l’argent pour passer les fins de mois sans rien obtenir, sauf à la marge, du marché italien vers l’Asie ou l’Afrique. Il faut tout de même reconnaître que la très forte culture italienne a beaucoup de peine à se marier avec une autre, fût-elle proche d’elle comme la française. Reconnaissions que Lufthansa a parfaitement réussi son coup en reprenant Swiss après le désastre de Swissair et Austrian Airlines. Mais ces deux transporteurs sont de culture germanique, ce qui simplifie beaucoup les échanges. Les relations sont beaucoup plus difficiles avec les belges de SN Brussels. Au fond, on se demande encore pourquoi avec une flotte de 60 appareils qui va rapidement passer à une centaine et un marché international très dynamique ITA ne pourrait pas s’en sortir toute seule. Après tout nombre de transporteurs font du profit sans pour autant disposer des mêmes atouts.
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