La compagnie émiratie a repris l’exploitation de la desserte entre Dubaï et Lagos deux ans après s’être retirée en raison du blocage de ses revenus par les autorités monétaires nigérianes. Le problème de devises étrangères ayant été réglé par la Banque centrale du Nigeria, plus aucun obstacle ne s’opposait à la reprise de son activité. Sa consœur Etihad Airways reprend aussi ses vols vers Lagos
Après deux ans d’absence dans le ciel nigérian, Emirates Airlines a remis le cap sur Lagos en atterrissant mardi 1er octobre à l’aéroport international Murtala Muhammed. Cette reprise est l’aboutissement des négociations pour améliorer des rapports qui s’étaient dégradés entre Abuja et Abu Dhabi, marqués par une interdiction de visas aux Nigérians, une interdiction qui a été finalement levée. Les autorités émiraties reprochaient notamment à Abuja de ne pas faire suffisamment d’efforts pour débloquer les devises de leurs compagnies séquestrées à la Banque centrale du Nigeria, et pour réprimer les nombreux cas de conduite inappropriée et illégale d’immigrés et touristes Nigérians sur leur territoire.
La Banque centrale a finalement débloqué 831 millions de dollars pour rembourser près de 98% des devises des transporteurs aériens étrangers bloquées dans le pays depuis juin 2023. La reprise de la desserte d’Emirates relance les voyages, les affaires et le tourisme entre les deux pays. Les Emirats arabes unis constituent l’un des pôles économiques internationaux avec lesquels l’Afrique a beaucoup développé ces dernières années ses relations commerciales et touristiques. Le retour de la compagnie de Dubaï à Lagos pourrait par ailleurs remettre en confiance et attirer d’autres grandes compagnies vers le Nigeria. La rivale et consœur émiratie Emirates, Etihad Airways, a déjà annoncé la reprise de ses vols sur Lagos.





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![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--450x284.png)
